#COMPTE-RENDU : « ILS SONT FOUS CES ROMAINS »

#COMPTE-RENDU : « ILS SONT FOUS CES ROMAINS »

En vue de la préparation pour la Maxi-Race qui aura lieu à la fin du mois de mai, mais avant tout pour accompagner Romain, un ami de la fac des sports de Lille sur son premier marathon, je me suis inscrit au marathon de la Route du Louvre. C’est un évènement que je connais bien puisque j’y ai couru le km en 2014 et le marathon en relais en 2016. 2017 était donc l’année pour se lancer sur la grande distance pour mon 3ème marathon, le 2ème de l’année après Paris.

Les conditions météo n’étaient pas franchement les meilleures pour courir sur 42km puisque le départ a été donné sous une fine pluie et surtout avec à peine 10°C au thermomètre. Mais nous ne sommes pas la pour le soleil, mais bien pour nous faire plaisir et relier Lille à Loos en Gohelle où est jugée l’arrivée. Nous nous élançons donc avec l’idée de courir sur les bases de 5’20/km pour franchir la ligne en 3h45. Les premiers kilomètres se passent très bien derrière le meneur d’allure, jusqu’au premier ravitaillement du 5ème kilomètre. A ce moment, c’est la bousculade entre les coureurs qui ne veulent pas s’arrêter et ceux qui traversent la route pour un verre d’eau. Bref, nous ne nous arrêtons pas et passons devant le meneur… Et nous ne le reverrons pas de la course. La pluie ne cesse pas mais cela ne nous gêne pas plus que ça, au contraire ! Le parcours nous fait passer par plusieurs petits village ou l’ambiance est très chaleureuse et ca nous booste ! Nous passons le 10km en 51’38 sans être trop entamés, nous sommes en avance sur notre plan de course. Le kilomètre continuent à défiler avec comme mot d’ordre « on ne s’enflamme pas ! ». Et ca marche ! Pour ma part, l’arrivée sur les bords de l’eau m’ont mis un vrai coup derrière la tête. Les longues lignes droites me lassent très vite et j’ai un réel coup de mou entre le 14ème et le semi marathon. Mais cela ne nous empêche pas de maintenir l’allure proche des 5’05/km. Nous passons le semi en un peu moins d’1h50 ce qui devrait nous amener sur les bases de 3h40. Nous choisissons le 22ème kilomètre pour faire notre ultime pause pipi, avant de nous lancer dans « le trajet retour ».

Le fait d’être a deux me permet de voir la course vraiment différemment, je le vis vraiment mieux et je me sens plus à l’aise. Je me demande à ce moment comment mon corps est capable de me faire courir 2 marathon en 1 mois, sur des allures aussi rapides (pour moi). Je me mets alors à douter sur mes capacités à finir et j’imagine déjà dire à Romain d’accélérer sans moi. Mais le passage au 30ème en 2h35 me fait dire que je peux finalement tenir jusqu’au bout. L’ambiance est toujours aussi chaleureuse dans les petits villages malgré la température très fraiche et la pluie qui nous accompagne.

Mais c’est au 37ème kilomètre que la dernière ligne droite est lancée. Un petit regard entre Romain et moi, une phrase : « Comment ca va ? On y va ?? », et la machine est lancée pour les 5 derniers kilomètres et la montée finale vers l’arrivée. Dès ce moment la, plus aucun kilomètre ne sera couru au delà des 5′ ! Les jambes accélèrent, la cœur suit… 38ème : 4’57, un regard, un sourire… 39ème : 4’56, un regard, une tape dans la main… 40ème : 4’48, un regard et on comprend que ca va le faire… 41ème : 4’34, une phrase « Allez plus qu’un kilomètre et on y est ! ». La dernière cote se dresse devant nous, on relance encore, on l’avale si facilement, virage à gauche, direction l’arrivée, 42ème : 4’36 ! Et Romain s’arrête sous la barrière des 42… Je le rattrape après qu’il est compris que ce n’est pas l’arrivée et nous finissons ensemble en 3h36’58 !!

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Une superbe performance pour un premier marathon pour Romain, une satisfaction personnelle pour ma part de me savoir capable de courir ainsi deux marathon en un mois. C’est de très bonne augure pour la suite de la saison et les longs trails à venir ! Ce deuxième marathon me permet de faire la différence entre les très grosses organisations telles que le marathon de Paris et des courses plus locales comme celui de Lille. La course n’est pas du tout la même : 46.000 coureurs d’un coté, 2500 de l’autre, du monde partout sur le bord du parcours à Paris, des traversées de champs à Lille. Deux ambiance radicalement différentes mais aucune n’a rien à envier à l’autre !

Pour ma part, la prochaine échéance sera la Maxi Race à Annecy le weekend du 28 mai (déjà) où le défi sera de parcourir la plus longue distance que je n’ai jamais courue (83km et 5200m D+) et bizarrement, pour le moment je ne suis pas du tout stressé ! On verra comment se passent les prochaines semaines !

Hurdle Runner.

#COMPTE-RENDU : NOUVEAU RECORD SUR MARATHON !

#COMPTE-RENDU : NOUVEAU RECORD SUR MARATHON !

Le premier gros objectif de l’année était pour ma part le Marathon de Paris. Mon premier marathon avait déjà eu lieu à Paris en 2016 et si je ne devais en garder qu’un souvenir, s’aurait été le mur du 30ème. Pour mon deuxième, en 2017, j’avais pour objectif de faire moins de 3h45 mais avant tout, de mieux gérer ma course. 3h45, c’était l’objectif officiel, affiché et assumé, même si j’avais dis a certains que je me sentais prêt à courir en 3h40. Mais au fin fond de mon esprit, je savais aussi que j’avais les moyens d’aller encore plus vite… Et j’avais les 3h30 en ligne de mire, un peu secrètement. Je me suis préparé pour gérer la distance, les ravitaillements et la chaleur, mais une fois sur la ligne de départ, faut-il encore tout mettre en œuvre…

A 8h55 donc, le départ de la vague des 3h45 est donné : c’est parti pour 42km et des bananes !! Le départ du Marathon de Paris est un peu traitre, puisque les premiers kilomètres sont en léger faux plat descendant. J’essaye de ne pas m’emballer et je sais que je vais croiser Brice, Manon et Marie après 1,5km environ. Le premier kilomètre est rapide (4’54) mais je n’ai pas l’impression de faire le moindre effort, et je ne veut surtout pas faire les mêmes erreurs qu’en 2016 alors je me dis qu’il faudrait quand même lever un peu le pied. Je croise Brice qui me calme tout de suite en me disant de ralentir, j’entend ce qu’il me dit et je ralentis… Tellement que je boucle le 2ème kilomètre en… 4’54 ! Bon là il faut vraiment que je ralentisse et je me mets à regarder à droite, à gauche, à apprécier le paysage, mais quand je remet les yeux sur ma montre, elle m’indique 4’30/km !! Ce n’est pas la bonne solution, il faut que je reste concentré et surtout que je ralentisse. Les kilomètres suivants s’enchainent donc un peu plus lentement, je n’oublie pas le premier ravitaillement pour boire un maximum d’eau en prévision des derniers kilomètre sous le soleil. Je passe au 10ème kilomètre en 50’10 : plus rapide qu’espéré mais encore une fois, je n’ai pas l’impression de forcer. Alors je maintiens et surtout, je reste CON-CEN-TRE !!

Je passe le Château de Vincennes, puis le Parc Floral où je vois sur le bord de la route une partie de ma famille (beau-frère, sœur, neveu, nièces…) qui m’encouragent a fond (ils me raconteront après coup qu’ils m’ont trouvé très concentré !). Le Bois de Vincennes se passe plutôt bien même si l’ambiance n’est pas forcément au rendez vous sur le bord de la route. Mais l’allure est stable et je sais que je vais revoir mon équipe d’assistance de choc, rejoints par ma sœur Lucile, au 18ème kilomètre. J’arrive donc porte de Charenton où Brice me donne de l’eau sucrée, un peu d’eau clair également, Marie, Manon et Lucile courent aussi un peu avec moi et m’encourage en me disant que j’ai l’air d’aller plutôt bien, et je leur confirme que oui, « Ca va ! ». A ce moment là, l’allure moyenne de ma course est de 5’01/km et je ne me dis pas que ça va ! Je m’étonne même à dire à Brice « qu’il y a parfois des jours avec et des jours sans, et aujourd’hui est un gros jour avec », je le sens… Mais le parcours nous amène vers la partie la plus compliquée à gérer à mes yeux : Les quais de Seine. L’alternance de montées et descentes m’avait littéralement cassé les jambes l’an dernier et je redoute que la même chose se produise. Mais j’enchaine les kilomètres sans trop forcer toujours, l’allure se réduit à 5’02/km mais je ne m’inquiète pas compte tenu du profil du parcours. Je passe la Tour Eiffel, je me dirige vers Boulogne, mes cuisses commencent à tirer un peu mais rien à voir comparé à l’an dernier, je passe le 30ème kilomètre mais cette année, pas de mur… pour moi ! En effet je vois déjà les premiers coureurs qui marchent en se tenant les cuisses ou les mollets…

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La route continue donc vers l’arrivée, plus que 12km et je sais que j’ai les jambes pour finir vite, plus vite. Alors j’accélère tranquillement. Arrivé au 33ème je retrouve mon quatuor de choc qui me suit pendant 300-400m avant de me dire « on va pas un peu vite là ?? ». Je regarde ma montre et je vois « 4’50/km »… Non, on ne va pas trop vite. C’est réellement à ce moment là que j’ai entamé mon sprint final, un peu grâce à l’appui de mes 4 suiveurs qui me confirment que j’ai l’air bien et serein ! Je continue donc ma course mais très honnêtement mes cuisses commencent à tirer de plus en plus… Plus vite je fini, moins je souffrirais. Je remonte énormément de coureurs, certains marchent, d’autres sont assis… J’ai l’impression de me voir l’année dernière, et d’être passé de l’autre coté, du coté de ce qui ont (un peu) d’expérience ! J’enchaine les kilomètres, les ravitos, je double, je kiffe. Je reçois un message de Manon qui me dit qu’ils seront dans le dernier kilomètre alors je passe la barrière du 41ème, je met la gouache pour terminer en trombe. Je vois mes fidèles supporters à 400m de l’arrivée environ, je prend le rond point, j’entame l’avenue Foch, je vois la ligne d’arrivée, le panneau des 42km, j’accélère et d’un coup tout s’arrête ! Après 3h31 d’effort non-stop, une course gérée comme jamais je n’aurais cru pouvoir le faire, je franchi la ligne et j’abaisse mon précédent record de plus de 20min ! Un (petit) exploit pour moi, qui aura le mérite de me rendre fier !

Après avoir récupéré le t-shirt finisher, la médaille et pris une bière, je retrouve Lucile, Brice, Marie et Manon pour debriefer. Ils me félicitent, je les remercie du fond du coeur, sans eux, la course n’aurait très surement pas été la même ! Je me tourne vers Marie, et nous prenons date pour l’an prochain ! Je serais donc au départ du Marathon de Paris 2018 pour l’accompagner et la motiver !

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Pour finir, je crois qu’après un peu plus d’un an de course à pieds, le Marathon de Paris a été l’évènement durant lequel j’ai reçu le plus de messages et d’encouragements de votre part (en 2017 encore plus qu’en 2016) et je voulais vous en remercier. Le bonheur de lire un message d’encouragements à quelques minutes ou heures du départ est indescriptible. C’est bon de se savoir suivi et soutenu !

A très vite pour de nouvelles courses, Hurdle Runner.

#COMPTE-RENDU : ECOTRAIL DE PARIS 2017

#COMPTE-RENDU : ECOTRAIL DE PARIS 2017

30km Samedi…

Samedi 18 mars 2017 avait lieu l’EcoTrail de Paris. Une course mythique de la région Parisienne qui regroupe plusieurs formats de course : un 18km, un 30km, un 45km et un 80km. Pour ma part j’étais aligné sur le 30km et Brice sur le 18km. Une bonne occasion pour moi d’engranger des kilomètres à quelques semaines du Marathon de Paris. Après le départ de Brice dans le Parc de l’Observatoire de Meudon, j’attend une petite heure avant que le départ de ma course soit donné, sous une légère pluie pas si gênante que cela.

A 10h le départ est donné et je m’élance dans la toute première vague de la course. Je sais a quoi m’attendre, les 600m D+ sont concentrés sur les 20 premiers kilomètres, le reste est beaucoup plus roulant puisqu’il s’agit de remonter la Seine jusqu’à la Tour Eiffel où est jugée l’arrivée. Les premiers kilomètres s’enchainent donc plutôt facilement, je ne force pas pour ne pas le payer par la suite. Il ne pleut plus et je commence à avoir chaud, j’enlève le K-Way, et je continue. Après 10km je regarde mon téléphone pour voir le résultat de Brice qui est arrivé en 1h44 et a donc atteint son objectif d’1h45. Je suis content pour lui et ça me relance un peu dans la course. Il faut bien l’avouer, l’ambiance n’est pas franchement au rendez vous sur le bord de la route, cela manque de public, c’est bien dommage. Mais l’allure reste bonne et je vois arriver le ravitaillement du 20ème kilomètre où je sais que je vais voir Brice. Je suis en 5’15/km et ça me va bien, je prend quelques minutes au ravitaillement pour assurer la fin de course (TUC, Coca, eau et c’est reparti !). Un petit kilomètre après le ravitaillement, j’aperçois Brice en bas d’une descente, on échange 2-3 phrase, je lui donne ma veste, et je repars vers l’arrivée : il me reste 8,5km… de plat… Lui va prendre la voiture et me récupérer à l’arrivée.

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A ce moment là, je me dis que je dois prendre cette fin de coure comme une séance de préparation pour le Marathon et je décide de maintenir jusqu’à l’arrivée une allure marathon, sans accélérer ni ralentir si possible. Très franchement, la fin du parcours n’était vraiment pas top, plat et bitume, au milieu des voitures parfois, mais c’est aussi ça l’esprit de l’Ecotrail alors je profite et je remonte certains coureurs qui marchent ou qui boitent… Le parcours remonte la Seine, la traverse une fois, puis deux, on passe le pont de Bir-Hakem et on se retrouve à quelques centaines de mètres de la ligne, je vois Brice qui m’attend avec sa GoPro à la main. On rigole, on parle, on échange, on kiffe… Et on se sépare pour que je passe la ligne après 2h36:54 de course à une très satisfaisante 166ème place ! Le temps d’une petite danse après la ligne, le T-Shirt Finisher et op on remonte en voiture pour rentrer car le lendemain… Une autre course m’attend…

… Et 12km dimanche

En effet, toujours dans l’optique de ma préparation pour le marathon de Paris, j’ai décider de m’aligner sur un petit 12km local à Cheptainville. Une course très sympathique dont c’était la première édition et qui a tenu toutes ces promesses. Une organisation au top du début à la fin, un très beau parcours bien balisé, un buffet d’arrivée plus sympa que sur certaines très grosses courses. Bref, une bonne excuse pour remettre les chaussures aux pieds. Cette fois ci c’est avec ma soeur Lucile que je prend le départ pour 12km donc et 300m D+.

Nous sommes 329 sur la ligne de départ et ça part vite devant mais les écarts tardent vraiment à se faire. Après 1km dans la ville et les champs, la route s’élève et s’enfonce dans les bois. Un petit groupe d’une quinzaine de coureurs se forme et reste compacte pendant presque 7-8km avant d’exploser complètement, surement à cause du terrain qui n’est JAMAIS plat ! Je m’accroche mais les jambes commencent vraiment à devenir lourdes et l’Ecotrail de la veille se fait sentir. Le parcours redescends ensuite vers la ville, les écarts sont creusés, je ne vois personne devant, personne ne me rattrape. J’arrive à quelques centaines de mètres de l’arrivée, le public est de plus en plus nombreux, ça aide. Je franchit finalement la ligne en 1h02:18 à une 15ème place tout aussi satisfaisante que la veille. J’attend quelques minutes avant de voir Lucile arriver en 1h19, très satisfaite de sa course également. Après la course des enfants qui conclut cette belle première édition, il est temps pour moi de rentrer et de me reposer… Désormais le compte à rebours est lancé pour le marathon de Paris !!

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C’était donc un gros gros weekend pour moi mais tout à fait voulu à 3 semaines d’une grosse échéance de ma saison. Deux courses complètement différentes mais qui ont toutes les deux leurs points positifs et leurs avantages. Une idée me trotte en tête pour l’Écotrail de Paris 2018, mais il faut encore pas mal de réflexion avant de décider quoi que ce soit. Et bien évidemment, je serais très surement au départ du Cheptain’Trail 2018 ! Il est désormais temps pour moi de m’orienter vers la toute fin de ma préparation pour le marathon de Paris, le 9 avril prochain, et pour le moment… tout va bien, très bien même ! Trop bien ??

Hurdle Runner.

#COMPTE-RENDU : ON EST PAS PASSÉ LOIN DE LA CATA !!

#COMPTE-RENDU : ON EST PAS PASSÉ LOIN DE LA CATA !!

Il y a quelques mois, deux pour être précis, j’ai décidé de participer au Raid Essec 2017, une épreuve multi sport qui se déroule en duo ! Mais pour cela, il fallait que je trouve un binôme. Après en avoir parlé à Brice pendant quelques semaines, celui-ci accepte finalement de s’inscrire ! Nous voilà lancés dans l’aventure !

Samedi 11 mars, nous arrivons donc sur le campus de l’ESSEC pour retirer nos dossards ! Il est 6h45 et la météo s’annonce plutôt clémente pour la journée ! Tant mieux, puisque nous partons pour une journée de sport… À oui, j’avais oublié, l’épreuve est officiellement annoncé comme faisant 73 km !

Après quelques péripéties notamment dans le bus, le départ est donné à 9h15 et nous nous élançons donc pour 12,5 km de course à pied dans la forêt ! Les écarts avec les autres binôme se font assez vite, nous sommes dans le milieu du peloton. Nous bouclons ces 12,5 km en un peu plus d’1h10. Nous sommes alors classés 30e (sur 62 équipes). Après 20 minutes de ravitaillement, nous récupérons de vélo et nous voilà partis pour la première section VTT. Jusqu’au deuxième kilomètre, tout va bien. Une première grande descente et Brice me double à vive allure sur la droite… Avant de perdre le contrôle de son VTT et de s’étaler par terre… Très honnêtement, j’ai cru que nous ne repartirions jamais ! Mais Brice remonte sur son vélo après quelques minutes, les deux mains et les deux coudes en sang, le genou gauche également, mais surtout une grosse douleur dans le dos. Je lui propose d’arrêter là, mais il ne veut pas, il veut terminer cette course. C’est à ce moment-là qu’a commencé la deuxième partie de la course, une course contre nous-mêmes pour aller au bout, peu importe le temps et peu importe la place !

Après 32 km de VTT, nous arrivons à la pause repas où nous disposons de 30 minutes pour nous restaurer. Nous avons passé la mi-course, mais le plus dur nous attend ! Cela fait déjà plus de 4h que nous sommes partis. Après le repas, 3 km de VTT seulement avant de commencer une course d’orientation. C’est à ce moment-là que Brice remet les pieds sur terre pour courir pour la première fois depuis sa chute. Et cela semble lui faire mal, très mal… nous disposons de 40 minutes pour trouver le maximum de balises, nous n’en trouverons que 4, ce qui nous fera gagner quelques minutes au classement général… Mais a priori pas autant que les autres équipes qui en ont trouvé un peu plus. Nous reprenons alors les vélos pour 12 km de VTT jusqu’à un autre ravitaillement ou nous déposons un seul des deux vélos. Nous partons pour 6 km de Run’N Bike et Brice décide de commencer à courir. Après un petit kilomètre de course, il décide de remonter sur le vélo pour s’économiser en vue de la dernière partie de course à pied pour terminer l’épreuve. Je me charge donc de courir sur les cinq derniers kilomètres avant le dernier ravitaillement. Après avoir cru perdre Brice dans la forêt, il me rattrape finalement 500 m avant de déposer le dernier vélo.

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10 minutes de ravitaillement, et c’est reparti pour les 8 derniers kilomètres de course à pied, le début de la fin ! Tout se passe relativement bien puisque nous maintenant une allure très correct aux alentours de 11 km/h, mais à 3 km de la ligne d’arrivée, plus de son, plus d’image, ni pour l’un ni pour l’autre… nous nous accrochons tant bien que mal aux peu de mental qui nous reste pour rallier l’arrivée à deux, dans la douleur. Dans les tous derniers mètres, Brice me décroche un petit peu en voulant rattraper deux équipes devant nous. Je reviens sur lui à 30 m de la ligne d’arrivée, pour passer la ligne ensemble.

Ça y est, nous l’avons fait, après un effort de plus de 8h !! Nous sommes exténués, mais satisfaits d’avoir accompli ce petit exploit ! Le rendez-vous est d’ores et déjà pris pour l’an prochain, sur la même distance tous les deux, ou sur la distance inférieure avec d’autres personnes, à voir… Mais c’est sure, le raid ESSEC, on le refera !

Hurdle Runner.

#COMPTE-RENDU : SEMI PLUVIEUX, SEMI A DEUX !

#COMPTE-RENDU : SEMI PLUVIEUX, SEMI A DEUX !

Ce week-end le semi marathon de Paris, une deuxième édition consécutive pour ma part après ma participation l’an dernier. Mais cette année, aucun objectif chronométrique : je fais le lièvre pour Brice ! Il s’agit de son premier semi marathon, et il souhaite le terminer en moins d’1h45 !

Malheureusement nous constatons très vite que la météo ne sera pas favorable voir même carrément mauvaise. Mais jusqu’à 3 minutes du départ de notre SAS, pas une goutte d’eau. Non non, la pluie a vraiment décidé de se mettre à tomber juste pour notre course : à 9h24, il pleut des cordes… À 9h25, nous nous élançons ! L’objectif est de partir à 12km/h (5min/km) dès les premiers kilomètres pour maintenir l’allure jusqu’au bout. 1er kilomètre en 4’59, tout roule malgré la pluie, nous sommes très à l’aise. Puis, sans réellement y faire attention, l’allure s’accélère et les 2ème et 3ème kilomètres se courent en 4’51. Je dis à Brice qu’il ne faut pas forcément ralentir puisque je me souviens de la côte du 14ème kilomètre et j’en ai un très mauvais souvenir, je sais qu’on va y perdre du temps. Puis les kilomètres s’enchainent jusqu’au 10ème en 4’47/4’48. Mais arrive notre premier ravitaillement et les quais de Seine (nouveauté du parcours 2017). Brice me dit qu’il ne veut pas manger mais prendre de l’eau, nous passons le ravitaillement et en entamant les quais, il me dit : « les raisins ne passent pas ! »… Il avait mangé ! Les quais de Seine ne sont pas là pour arranger nos affaires (ni nos cuisses) mais l’allure reste stable (entre 4’45 et 4’50) jusqu’au pied de la montée que nous redoutons.

Le 14ème kilomètre est donc un peu plus lent (4’55) mais nous relançons des que nous arrivons en haut de la côte. Je prend conscience à ce moment là que nous pouvons terminer en moins d’1h40 ! Je me retourne pour demande son avis à Brice qui me dit qu’il est à bout et que ça va être compliqué d’accélérer. Dès lors, les kilomètres s’enchainent à la même allure mais la possibilité de finir en moins d’1h40 reste d’actualité. A deux kilomètres de l’arrivée, Brice me dit qu’on peut accélérer, je le prend au mot et on accélère, petit à petit jusqu’à la ligne. On slalome tranquillement dans les derniers mètres et on franchit finalement la ligne d’arrivée en 1h40:55 !! Notre réveil aura été trop tardif mais l’objectif initial et principal est LARGEMENT atteint !!

Brice est très satisfait de sa course, alors moi aussi et je suis heureux d’avoir partagé pour la première fois une course de cette façon. Bien que nous soyons très nombreux au départ du Semi de Paris chaque année, c’est une course que j’apprécie vraiment et pour laquelle je n’hésiterai plus à m’inscrire dorénavant.

Maintenant place à une nouvelle semaine d’entrainement qui nous amènera (Brice et moi) dès samedi prochain au Raid ESSEC pour 73km d’aventure à deux… Un moment qui risque d’être mémorable !

Hurdle Runner.

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#COMPTE-RENDU : UNE PREMIERE COURSE HUMIDE

#COMPTE-RENDU : UNE PREMIERE COURSE HUMIDE

La première course de ma saison était un 10km, une course très populaire en région parisienne : les Foulées de Vincennes. C’était une première participation à cet évènement pour ma part et malheureusement ce fut sous la pluie. Malgré la météo qui n’était pas de la partie, l’ambiance était elle bien au rendez vous ! L’objectif pour moi, c’était de passer sous les 40 minutes pour la première fois de ma vie ! Cela représente un effort de 4min/km et ce pendant 10 km… 15km/h !

Malheureusement, pour un départ donné à 9h15, la pluie s’est mise à tomber à 9h05 ! Mais le problème était le même pour tout le monde, il a donc fallu prendre le départ sous une pluie très importante ! La première partie de course se passe plutôt très bien, puisse que malgré le monde et quelques des obstacles sur la route, je passe au premier kilomètres en 4’01. En définitive, tout se passe très bien jusqu’au cinquième kilomètre puisque je passe à la mi-course en 20’01, parfaitement sur les bases pour réaliser 40 minutes à l’arrivée ! Mais les kilomètres suivants ne se sont pas passé exactement comme prévu : la pluie, les longues droite que je n’affectionne pas particulièrement, un léger faux plat montant, le souffle qui commence à devenir court… Autant d’éléments qui ne m’ont pas permis de maintenir ce rythme jusqu’à l’arrivée ! Les kilomètres suivants s’enchaînent en 4’18, 4’12, 4’06… Je prend alors conscience que je ne passerai pas sur les 40′, mais que je peux encore passer sous les 40’46 que j’ai réalisé à l’Ekiden en novembre 2016 ! Je relance bien évidemment dans le dernier kilomètre, encouragé par de nombreux supporters présents, je remonte quelques places… Mais quand j’arrive dans la dernière ligne droite, j’observe le chrono qui affiche déjà 40’30. J’accélère quand même jusqu’à l’arrivée est franchi la ligne en 40’48.

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Je ne peux décemment pas être déçu de cette performance compte tenu de la période à laquelle nous sommes. La saison ne fait que commencer… De plus, le 10km n’est pas mon objectif principal cette année, loin de là ! Je retenterai ma chance une autre fois pour tenter de passer sous les 40 minutes ! C’est néanmoins une très bonne préparation en vue des courses sur route qui m’attendent dans les prochains mois, la prochaine aura d’ailleurs lieu aussi à Vincennes, pour le semi marathon de Paris, en compagnie de Brice !

Hurdle Runner.