#COMPTE-RENDU : LES BANCS DE PARIS SONT BIEN FIXÉS…

#COMPTE-RENDU : LES BANCS DE PARIS SONT BIEN FIXÉS…

Avant de parler de l’anecdote du banc du 22ème, je vais revenir sur le reste de la course, qui est tout de même le plus important. C’était pour moi la troisième édition du Marathon de Paris, la troisième consécutive et la première que je faisais pour le plaisir uniquement, pour accompagner Marie sur son premier marathon. Malgré les petits pépins physiques (me concernant) des semaines précédentes, nous prenons le départ avec un grand enthousiasme. Les tous premiers kilomètres se passent très bien et nous (re)découvrons les monuments de Paris sous un nouvel angle. Seul bémol à ces premiers kilomètres, le manque évident de supporters sur le bord de la route, comparé aux années précédentes. On retrouve vite Manon, Lauriane, Ambre et David sur le bord de la route, venus encourager Marie.

On arrive au premier ravitaillement de La Bastille, toujours sur les bases de 3h58/59 et la forme est la pour tout le monde, Marie, Yoann (son frère) et moi ! Mais le ravitaillement ne nous laisse présager rien de bon pour les suivants… C’est tout simplement n’importe quoi… Tout le monde se bouscule, se marche dessus, crie… C’est la croix et la bannière pour récupérer un peu d’eau pour nous trois, mais nous y parvenons et continuons vers le Bois de Vincennes. Toujours très peu de supporters sur les cotés mais nous maintenons le cap et l’allure. On croise à nouveau nos supporters favoris au 8ème kilomètre qui à chaque passage nous boostent un peu plus. Arrivés au ravitaillement du 12ème à Vincennes, nous adoptons un nouvelle technique, Yoann et moi nous frayons un chemin et on prend pour Marie… Mon aller retour vers le ravitaillement sera vain puisque je n’est même pas réussi à approcher la table… Heureusement que Yoann en a récupéré pour moi… Puis nous nous enfonçons dans le bois de Vincennes pour y passer de long kilomètres monotones et sans AUCUN encoragements puisque le public est très peu présent dans le bois.

Le ravitaillement suivant est à peu près aussi compliqué que les autres, mais plus long donc plus accessible. Nous sortons (enfin) du Bois de Vincennes et nous retrouvons notre fan club au 19ème kilomètre qui va courir avec nous jusqu’un peu après le semi marathon. C’est la que tout à basculé… Première étape au ravitaillement où nous perdons Yoann… Après les tables du ravitaillement je peine à retrouver Marie, qui est seule. On se retourne à plusieurs reprises pour appercevoir Yoann mais entre La Bastille et le parcours très étroit, impossible de le voir… Du coup nous continuons à deux dans l’espoir qu’il ne s’arrête pas pour nous attendre, sachant que nous sommes devant lui. J’ai pour ma part toujours une bouteille d’eau en main… Deuxième étape de la catastrophe… Pusiqu’il n’y a plus de poubelle de l’organisation (normal 1km après le ravitaillement !), je sors du parcours pour aller jeter ma bouteille, sauf qu’à coté de la poubelle, il y a un banc… Que je ne vois pas puisque je regarde où est Marie pour la retrouver… (L’installation est à peu près comme celle sur l’image suivante).

Et biiiiiiim le tibia qui percute le banc, je me retrouve à terre, je regarde si Marie m’a vu, oui… Donc je tente de la rejoindre en pensant que ma course va se terminer puisque mon tibia est cassé, mais ma jambe ne plie pas donc « ça va »… Sur les 3 kilomètres suivants, je m’arrête à une dizaine de reprises pour voir la tête de mon tibia… Et ça ne me rassure pas franchement. J’ai la chance d’avoir une chaussette de contention qui semble éviter le saignement trop important. Après 5km avec mon trou dans la jambe, je me fais une raison et j’arrête d’y penser, j’accompagne Marie jusqu’au bout. Au 28ème kilomètre, après l’un des longs tunnels, nous retrouvons par hasard Yoann qui a failli nous doubler sans s’en apercevoir. Au niveau de l’allure, on a un peu réduit le rythme mais tout va bien, on est toujours les bases de 3h59. Au 30ème, nous passons devant la Tour Eiffel, le Trocadero et le fameux mur du 30ème où nous assistons à une demande en mariage en direct (elle a dit « oui »). Au 32ème, je me retourne vers Marie : « Ca va ? ». Pas de réponse immédiate, puis : « Ca commence à tirer… ». Je comprend à ce moment là, et en voyant l’allure se réduire un tout petit peu, que la fin de course va se corser pour elle. Mais nous sommes deux pour l’accompagner jusqu’au bout.

Du 34 au 38ème, notre fan club court avec nous pour soutenir Marie, alors que ca devient vraiment dur pour elle. Les kilomètres ralentissent (6’10-6’20) et on voit les 4h s’éloigner petit à petit. Marie veut marcher, nous la motivons tous pour qu’elle ne le fasse pas, et elle ne le fait pas. Après le 39ème, on décompte quelques parties « marchées » mais très courtes et en marche rapide, on limite la casse. Puis vient la dernière côte au 41ème kilomètre où Marie me dit « je l’ai fais !! ». C’est la première fois que je vois ça dans les yeux de quelqu’un, un mélange de satisfaction, de bonheur, de joie et de fierté. Une image qui restera gravée dans mon esprit…

Puis le dernier kilomètre, l’effervescence du public, le rond point de l’avenue Foch, le dernier virage, le sprint final, la ligne d’arrivée… Le bonheur ! 4h06:24 ! L’important n’est pas le chrono, Marie a relevé son défi, elle est désormais marathonienne, et ça personne ne lui retirera jamais ! Bravo à elle, le travail a payé.

Pour ma part, il me reste maintenant 6 semaines avant l’Ultra Race d’Annecy, sur 116km. 4 semaines intenses et 2 de relâche, bref, je retourne à l’entrainement… avec un trou dans le tibia !!

Hurdle Runner.

#COMPTE-RENDU : UN WEEKEND DE FOLIE !

#COMPTE-RENDU : UN WEEKEND DE FOLIE !

Vous avez surement pu le voir sur Facebook ou au travers des deux vidéos que j’ai publié simultanément, mais le weekend du 17/18 mars a été pour moi un weekend hors norme. Au programme : l’Ecotrail de Paris 80km le samedi et le Cheptain’Trail Duo 30km le dimanche. L’occasion pour moi d’engrenger des kilomètres en guise de préparation de l’été. Retour sur ces deux belles courses, bien différentes.

L’Ecotrail de Paris, 80km de boue…

Première participation pour moi à ce trail mythique de la région Parisienne bien que j’ai participé en 2017 à la version 30km. Le départ est donc donné à 12h15 (oui je suis d’accord, c’est tard) de la base de loisirs de Saint Quentin en Yvelines. Les premiers kilomètres sont très plats autour de la base de loisirs mais je tente en vain de ralentir un peu mon rythme… Je sais que je ne tiendrais pas les 5’30/km sur 80km !

Après 8km de nature, nous arrivons au Vélodrome de Saint Quentin pour commencer une petite partie en ville, sur le béton. Partie qui est vite passée et qui nous fait rejoindre à nouveau la nature, et donc les premières « diffcultés ». Rien de bien méchant mais des petits raidillons qui cassent les jambes. Tout se passe pour le mieux, je parviens même à lever un peu le pied jusqu’au ravitaillement de Buc au 22ème kilomètre. Je prend le temps de boire et manger tranquillement avant de repartir en marchant car je sais que juste après Buc, on attaque une grosse montée. J’arrive en haut de la montée pour y retrouver Manon et Mathieu (qui me pête gentillement une paire de gants que j’avais oubliée) et la neige commence à tomber sur le parcours, les conditions sont de pire en pire. Mais c’est ça aussi le trail. Le parcours est exclusiement forestier ce qui me va très bien, la pluie ne cesse pas mais j’avance tranquillement, je profite.

A partir du 35ème kilomètre, je commence à avoir les jambes très lourdes et je réalise que je n’est presque rien mangé depuis le départ… Erreur. Je m’alimente donc rapidement, une compote et une barre, qui mettent quelques minutes à me rebooster. Je me suis fais très peur mais j’ai sauvé les meubles. Je passe l’Observatoire de Meudon, lieu du départ du 30km, et je me dis que ce qui me reste à faire, je le connais. La Tour Eiffel se rapproche ! La boue au sol n’a toujours pas disparu et nous attaquons des portions qui ont été piétinées par les coureurs du 18km, du 30km et du 45km avant nous… C’est l’horreur. Le rythme ralenti forcément et les jambes reviennent.

J’arrive au ravitaillement de Chaville ou je prend le temps de changer les batteries de ma GoPro, je sors ma frontale et je repars vite pour ne pas attraper froid. Juste avant le ravitaillement de Saint-Cloud je traverse une loooooonge partie très très humide qui me trempe les pieds mais je me dis que la fin approche à grand pas. Dernière grosse cote (ou presque) en direction du ravitaillement de Saint-Cloud où je ne m’attarde pas trop. Je redescends vers le musée où je retrouve une avant-dernière fois Manon, puis je m’engage sur les quais de Seine en direction de la Tour Eiffel. 9km de plats que je redoute, tant par l’intérêt que j’y porte que par difficulté qu’ils représentent. Mais pas le choix. Pour la première fois depuis très longtemps je me retrouve un peu seul et il n’y a franchement pas grand chose de très intéressant sur cette fin de parcours.

Mais à 2,5km de l’arrivée, j’appercois enfin la ligne d’arrivée, enfin la Tour Eiffel ! Je m’en rapproche de plus en plus, je monte les quelques marches qui m’amène jusqu’au parvis de la Tour, je cours tranquille, je revois Manon au pied du pilier sud, avant de commencer la montée vers le 1er étage. Je contrôle ma montre… 21h56 ! Elle va sintiller dans 4min, et je veux être dedans à ce moment là. Je ne me presse pas, pensant que les lumières vous s’illuminer pendant ma montée, mais même en prenant mon temps, le premier étage arrive très vite. Je fini l’ascenssion et j’arrive devant la ligne, je savoure et je passe sous l’arche ! 9h43 d’effort et de galère dans la boue, je récupère ma médaille et mon t-shirt, je patiente 30 secondes et biiim ! Feux d’artifice d’ampoule juste sous mes yeux ! Juste magique, magnifique.

Je ne perds pas trop de temps car il fait très froid, je redescend par l’ascenseur, je ne tarde pas à mettre ma couverture de survie pour rejoindre la voiture et rentrer à la maison le plus vite possible, manger, dormir et récupérer pour repartir le lendemain. Malgré les conditions dantesques, j’ai vraiment adorer parcourir ces 80km qui me permettent d’obtenir 4pts UTMB sans trop de frais ni de difficulté. Cela dit, je ne sais pas si je reprendrais le départ du 80km tout de suite, l’avenir nous le dira.

 

The Cheptain’Trail Duo 30km avec les jambes lourdes !

Le lendemain matin, 6h30, le réveil sonne… et ça pique ! Au programme aujourd’hui, 30km et 900m D+ en duo avec ma soeur Lucile. Le tout avec les jambes lourdes. Mais bon c’est l’objectif du weekend alors je me lève, un petit déjeuner et c’est parti pour Cheptainville.

De toutes les courses que j’ai pu faire, je crois que c’était le départ le plus « à l’arrache » qu’il m’est arrivé de prendre. On arrive sur la ligne de départ à 3 minutes du vrai départ. Mais peu importe, nous sommes là, prêts à courir et on sait que l’on ne va pas se prendre trop la tête. Sylvain, l’un des organisateurs et traileur (très) aguerri, donne le départ à la cloche et c’est parti ! Après un kilomètre dans le village la première côte pointe le bout de son nez… C’est vraiment parti ! Etonnement, mes jambes répondent bien, nous sommes en queue de peloton mais nous ne sommes pas la pour la gagne donc on reste zen. Le parcours du 30km emprunte le même parcours que le 12km que nous avions parcouru l’année passée et il est toujours aussi intéressant. Très peu de plat, des montées sèches, d’autres moins, des descentes abruptes… Bref, un vrai parcours exigeant mais super intéressant.

On arrive au premier ravitaillement tranquillement ou nous décidons de ne pas nous y attarder. En repartant, après quelques minutes de courses, nous arrivons dans la fameuse carrière de sable, un endroit toujours aussi magnifique. Tout se passe super bien jusqu’au 13ème kilomètre ou ce qui devait arriver arriva… Le blackout… Alors que nous commencions à remonter de plus en plus de binômes, en bas d’une GROSSE montée, plus de jus… La montée a été très très dure et la suite aussi… En réfléchissant, j’ai encore une fois réalisé que je n’avais rien mangé ou presque depuis mon réveil… Alors je prend une comporte, une barre céréales et un peu d’eau, et comme la veille, quelques minutes plus tard, la machine repars.. Grosse frayeur. Nous arrivons ensuite au ravitaillement du 17ème kilomètre, ravitaillement très intéressant, saucisson, fromages, coca, TUC, bref, un vrai ravitaillement de trail.

Nous repartons donc pour les 13 derniers kilomètres avec le ventre plein. La dernière partie n’est pas la plus technique, les parties roulantes nous cassent un peu les jambes. Après le 20ème kilomètres, c’est la hanche de Lucile qui fait un peu des siennes… Mais elle tient bon et nous avançons bien. Les bénévoles nous annoncent ensuite que le parcours est réduit à 28,5km, alors que nous sommes entrain de remonter plusieurs binômes. On entend même le speaker au loin qui accueille uns à uns tous les participants, ça sent bon !! Dernière partie dans les bois, dernière grosse difficulté dans le sable et nous redescendons vers Cheptainville. Dans le dernier kilomètre Lucile veut accélérer mais mes jambes ne peuvent pas, je mode « pilote automatique » est activé ! Jusqu’à la ligne d’arrivée, franchie 4h00:00 après le départ, on ne pouvait pas faire plus précis. Défi du week-end terminé.

Quoi dire de ce Cheptain’Trail à part qu’il n’y a à mes yeux, aucune fausse note… Tout est parfait (pour la deuxième année de suite), du retrait des dossards au passage sur la ligne d’arrivée. Tous les bénévoles sont au top, les ravitaillement très fournis… On sent que les organisateurs sont de vrais traileurs qui reproduisent à la perfection les organisations des plus grosses courses, sans recopier leurs défauts !

Après ce gros week-end bien chargé, je reprend tranquillement le chemin de l’entrainement avant d’aller courir la Djogdei à Montmorency le 1er Avril, puis le Marathon de Paris le 8 avril ! A très bientôt les z’amis !

Hurdle Runner.

#COMPTE-RENDU : OBJECTIF(S) ATTEINT(S)

#COMPTE-RENDU : OBJECTIF(S) ATTEINT(S)

La saison 2018 est belle est bien lancée ! Il serait temps me direz vous, puisque nous sommes déjà en mars. Mais puisque j’ai rempli un gros objctif personnel, je vais d’ors et déjà tirer un premier bilan de ce début de saison. Elle a débuté en fin d’année 2017 avec les cross en Essonne. J’ai choisis cette transition pour travailler un peu la vitesse en vue de mes objectifs sur route du début d’année 2018. Les cross, quelle histoire !! Les derniers que j’ai couru doivent dater de 2007 ou 2008. J’ai fais 3 cross préparatoires puis les championnats de l’Essonne, le tout sur cross long. Les allures étaient (pour moi) très rapides : 4’20-4’10 environ, sur terrain boueux, avec des côtes… Bref, de quoi travailler le physique et le mental. Mais c’est ce que je suis venu chercher durant ces courses ! Les championnats de l’Essonne on eu lieu le 14 janvier, quelques semaines avant mon premier objectif de l’année, les 10km des Foulées de Vincennes.

Le 4 février avaient donc lieu les Foulées de Vincennes que j’avais choisi pour tenter (comme en 2017) de passer sous les 40′. Mais en 2017, le chrono s’était arrêté sur 40’47. Cette année avec plus de préparation, j’ai décidé de tenir l’allure voulue sans vouloir trop grappiller de temps. Objectif 4’00/km. La course s’est idéalement déroulé puisque je passe en avance au 5ème kilomètre (19’13) et que la deuxième partie de course s’est courue encore plus vite pour franchir la ligne en 38’17 ! Objectif plus qu’atteint… en tout cas pour le 10km. Parce que oui, je ne voulais pas m’arrêter là. J’ai dans un coin de la tête depuis quelques mois de réaliser moins de 40′ sur le 10km, 1h30 sur le semi-marathon et 3h30 sur le marathon. Il ne me restait donc plus que le semi a compléter. Et ca tombe bien puisqu’un mois plus tard avait lieu le FitBit Semi de Paris, une course que j’affectionne tout particulièrement.

Le 4 mars, me voilà donc au départ de mon premier semi de l’année, dans le sas -1h35 pour tenter de passer sous les 1h30 (4’15/km). Les premiers kilomètres se passent (comme souvent) plutôt bien et Manon est sur le bord du chemin pour m’encourager, ca m’aide à tenir le coup. Au 8ème kilomètre, je sens une pointe dans le mollet qui me fait craindre le pire, mais en quelques minutes la douleur s’estompe… ouf ! J’arrive au 13ème kilomètre, pour la fameuse cote de Charenton qui me met dans le rouge malgré les allures qui restent correctes. A partir du 15ème kilomètre, je sais définitivement que le chrono sera bon et sous les 1h30. Mais je peux faire mieux… Mais le problème c’est que je suis à fond déjà depuis quelques minutes. Je me fais peur pendant quelques kilomètres me disant que je vais peut être tout perdre, une subite envie de vomir me prend au 20ème kilomètre mais je ne peut pas m’arrêter, je continue même à accélérer et je passe la ligne en 1h26’47… -6′ à mon ancien record !! Le contrat est à nouveau rempli. Je peux désormais me satisfaire de mes records sur les courses sur route, même si je pense que je préparerais sérieusement un marathon d’ici quelques temps avec un objectif aux alentours de 3h15. A voir…

Voilà pour le début de la saison, les courses sur route touchent déjà à leur fin. Place maintenant aux trails et aux Ultras que déjà j’ai hâte de courir. Ce weekend je serais d’ailleurs au coeur d’un weekend XXL avec l’Écotrail de Paris 80km samedi et le CheptainTrail 30km dimanche… Vaste programme ! A très vite les amis !

Hurdle Runner.

#COMPTE-RENDU : LE DEFI DE L’ANNÉE !

#COMPTE-RENDU : LE DEFI DE L’ANNÉE !

Pourquoi tu cours ? Tu cours après quoi ?? C’est quoi l’intérêt ??? Toutes ces questions et bien d’autres m’ont été posées pendant les derniers mois, et à chaque fois, je ne savais pas quoi répondre. Depuis vendredi 20 octobre, je sais quoi répondre : « Pour vivre des émotions, des sensations et des journées comme lors d’un ultra ! ». Et oui, l’objectif de l’année 2017 était de finir l’Endurance Trail des Templiers, et c’est chose faite. Retour sur ma première journée d’ultra !

Le départ doit être donné à 4h15 dans le centre de Millau, Manon est avec moi pour m’accompagner jusqu’au dernier moment… Cela fait 3 mois que je pense tous les jours à cette course, sans aucune crainte, mais à 10min du départ… J’ai peur, très peur.. Mais je sais que ça ne va pas durer ! Le départ est donné et nous sommes 1231 à nous élancer. Les premiers kilomètres sont très plat et rapides pour étirer le peloton. La route s’élève petit à petit et je suis étonné de continuer à courir alors que beaucoup marchent déjà. Les premiers kilomètres sont assez rapides et Manon me fait la surprise de me retrouver au 11ème kilomètre pour quelques mètres ensemble. Puis je repars seul en sachant que je la retrouve au 18ème kilomètre. Après 2h17 de course je me retrouve à Rivière sur Tarn pour le premier ravitaillement. Je prend quelques minutes avec Manon avant de repartir pour 15km de plus avant de revoir Manon. Dans la descente vers le deuxième ravitaillement je me sens pousser des ailes et je remonte beaucoup de coureurs. J’arrive au 34ème kilomètre après 4h35 et le passage par les stands est toujours rapide pour passer le plus de temps possible avec Manon et Mathieu qui est venu me soutenir. Je repars pour une partie très technique vers le Rozier, sur 9km. 9km pour lesquels je mettrais plus d’1h30 a parcourir ! Arrivé au 43ème kilomètre la fatigue commence à se faire ressentir et je prend cette fois-ci plus mon temps au ravitaillement, un peu de sucré, un peu de salé, un câlin à Manon et op, je repars pour un gros morceau. 20km avant la prochaine fois que je reverrais Manon, mais un point d’eau à seulement 8km ! J’arrive assez vite au point d’eau où je prend le temps de mettre mon téléphone en charge, ainsi que ma montre pour qu’elle tienne jusqu’à l’arrivée. En repartant du point d’eau, un coureur du coin me dit qu’on attaque une très grosse difficulté…

Et en effet cette ascension ma fait souffrir. A tel point qu’au 55ème kilomètre, je suis obligé de m’asseoir 10 bonnes minutes. 10 minutes pendant lesquelles je note encore une fois la gentillesse de chacun des coureurs qui sont passés devant moi en me demandant si ça allait. Je me relève et repars en direction de Saint André de Vézines (km 63) où je retrouve Manon pour un ravitaillement complet… ça fait presque 4h que je ne l’ai pas vu !! Je me change et je mange pas mal, je décide d’arrêter les boissons sucrées qui ne passent plus et je repars vers Pierrefiche au 74ème kilomètre. La route descend très fort dans un premier temps, mais la descente se passe bien pour moi (pour une fois), puis remonte très fort vers le ravitaillement. Le temps est toujours stable, pas de pluie mais pas de grand soleil, la température est bonne aussi donc je garde le sourire. J’arrive cependant frigorifié à Pierrfiche d’où je décide de repartir avec des manches longues pour la fin de course. Arrivé au 77ème kilomètre, la vue sur le viaduc de Millau est magnifique avec le soleil couchant, mais il reste (quand même) 23km à parcourir !! La nuit tombe doucement mais je retarde au maximum le moment où je vais remettre ma frontale. Je passe 1h ou 2 vraiment tout seul dans la forêt, tout va bien mais je dois me résigner à m’arrêter pour prendre ma frontale dans mon sac car la visibilité est vraiment réduite. Le temps commence à être long surtout dans la nuit, mais j’arrive à Massebiau au 90ème kilomètre. C’est la dernière fois que je vois Manon avant Millau, mais il reste l’ascension vers Le Cade, qui semble très violente d’après les coureurs qui sont avec moi et qui connaissent la fin de course. La montée est très très dure mais j’arrive au 94ème kilomètre dans le plus beau des ravitaillement de la course. J’y prend mon temps, je profite de la musique, je bois une petite soupe, et pour la première fois, je réalise que je serais finisher !! Je verse une petite larme et ressort dans le froid pour la descente vers Millau. Une descente compliquée compte tenu de la boue, de la raideur de la pente et de la nuit. Je passe dans la grotte du Hibou que je ne prend pas vraiment le temps de visiter, puis je fonce vers Millau.

A 500m de la ligne j’entend la voix de Harry Bignon, un speaker de luxe qui annonce l’arrivée prochaine d’un certain Romain Carpentier. J’apprendrais par la suite que Manon et lui on échangé avant mon arrivé et qu’Harry avait proposé une arrivée « spéciale » pour moi. Et il n’a pas menti, Harry fait chauffer le public encore présent à 22h45 alors que j’arrive dans la dernière ligne droit, un bisou à Manon, un check à Harry et je passe la ligne… Un moment inoubliable !! Je suis finisher de mon premier 100km en 18h41, j’attend quelques secondes avant de revoir Manon avec qui j’échange un très long câlin. Sans elle tout cela n’aurait pas été possible, et elle le sait !

J’ai donc atteins mon objectif, je n’ai pas de mot pour décrire le bonheur que je ressens actuellement en repensant à cette journée, mais une chose est sure… ce n’était pas mon dernier ultra trail !!

Maintenant place au repos, puis à une nouvelle saison qui sera sans doute encore bien différente de la saison passée. La prochaine course sera l’Ekiden de Paris le 5 novembre pour 10km de reprise. Je vous promet également une nouvelle vidéo d’ici quelques jours, suspens !

Merci à tous ceux qui m’ont soutenu et qui me soutiennent encore chaque jour, je le répète souvent mais ça fait plaisir de se sentir suivi et porté !

Hurdle Runner.

Ma course sur Strava et ma vidéo d’après course ici !

#COMPTE-RENDU : DU BRIE, DU BRIE, DU BRIE !!!

#COMPTE-RENDU : DU BRIE, DU BRIE, DU BRIE !!!

La 6000D, une course devenue mythique depuis quelques années, avec ses 65km, ses 3500m de D+ et sa célèbre montée au glacier. Le profil global de la course est assez atypique, une montée de 30km du bas de la vallée jusqu’au glacier (3050m), puis la descente jusqu’à l’arrivée. Et comme toutes les courses mythique, il fallait que j’aille voir a quoi elle ressemblait. D’autant plus que la participation (et le fait de finir la course) permet de pouvoir s’inscrire aux Championnats de France de Trail qui auront lieu en septembre à Gérardmer.

Le départ est donc donné le 29 juillet à 6h de Aime-la-Plagne dans une ambiance de malade, l’un des départ les plus ambiancé que j’ai connu.

J’ai pour objectif de partir vite pour espérer retrouver Brice sur son parcours, il est aligné sur la 6D Lacs qui part à 8h30. Je pars donc assez vite d’autant plus que les premiers kilomètres sont très roulants. A y réfléchir après coup, je ne suis pas sur que cette stratégie soit la meilleure pour ce type de course, mais tant pis, je veux tenter de retrouver Brice sur le parcours. La route s’élève assez vite mais pas de façon brutale, beaucoup de relances, de parties a courir malgré tout, mais on monte quand même et tout se passe très bien. Les villages que l’on traverse semblent avoir l’habitude de la course et sont là pour encourager tous les coureurs. J’arrive au 20ème kilomètre pour le premier ravitaillement à Plagne Centre et là deux options s’offrent à moi : soit je fais vite et je repars pour tenter de voir Brice, soit je prend mon temps normalement au risque de ne jamais rattraper Brice. J’opte pour la seconde option vu ce qui me reste à parcourir en distance. Je reste entre 5 et 7 minutes et j’apprécie vraiment la disponibilité des bénévoles qui sont la pour remplir les gourdes, servir des gobelet etc. Je tente de manger plusieurs petites choses mais il n’y a qu’une seule chose qui passe, le brie !! Je repars donc du ravitaillement et quelques minutes plus tard mon téléphone sonne, c’est Brice qui me dit où il est, et je comprend quelques minutes plus tard, qu’il est un gros kilomètre devant moi ! Je ne le verrais pas ! L’ascension se poursuit donc jusqu’au 30ème kilomètre ou l’arrivée à la Roche de Mio me fait penser à un col du Tour de France, il faut presque se frayer un chemin parmi les spectateurs pour arriver au sommet. S’en suivent 2 petits kilomètres de descente jusqu’au 2ème ravitaillement, le dernier avant l’ascension du glacier. Je prend mon temps, je recharge en eau, je mange.. du brie, et j’attaque la montée. Tout de suite je comprend ce qui m’attend : ca va monter sec ! Pas longtemps mais ca monte, très raide et je ressent les effets de l’altitude, on arrive à 2800-2900m et j’ai le souffle court, mon cœur tape dans la poitrine. Je décide de monter à mon rythme sans me mettre trop dans le rouge, du coup je perds des places mais j’avance ! Arrivé en haut après quasiment 1h de montée pour 3km, je prend juste un verre d’eau, prend le temps de prendre un belle photo et j’attaque la dernière partie de l’ascension, sur 500m à peine. Ca y est, plus que de la descente ! La première partie se fait dans les cailloux, très technique et il faut laisser le temps aux muscles de travailler différemment. Mais la descente se fait bien. Arrivé en bas je croise Julien de C’est Bien d’Etre Bien avec qui j’échange quelques mots : il n’est pas bien et va abandonner… Je continue ma route en descente ou je me confirme que j’ai progressé dans ce secteur de course. La suite de la descente se fait sous la pluie (fine mais pluie quand même…). J’arrive à me caler dans un petit groupe de 5-6 coureurs, groupe qui éclatera des que la route s’élèvera à nouveau. Une dernière montée vers le chalet de l’Arpette ou nous retrouvons quelques coureurs de la 6D Lacs. J’attaque donc la descente vers Plagne Bellecote où je devrais retrouver Brice qui a fini sa course. La descente se fait très bien et l’ambiance à Bellecote est vraiment top. Le ravito est encore à base en brie/pepsi, je voit Brice qui me raconte sa course et qui me dit où il va me retrouver dans la suite de la course.

A ce moment je me dis qu’il reste un semi marathon à parcourir et que celui ci est en descente, ça devrait le faire ! La route n’est pas technique et ne descend pas trop raide, alors j’avance tranquillement sans m’emballer. Arrive le dernier ravitaillement au 55ème kilomètre où Brice a réussi à me rejoindre de justesse, encore du brie et je me lance dans la dernière descente, et je remonte les coureurs les uns après les autres, je sens que plus je descend mieux je suis, la pluie s’invite et ce n’est pas pour me déplaire, bref tout va bien ! Les 2-3 derniers kilomètres sont plats le long de l’eau et c’est la que c’est difficile, qu’il faut réussir a courir la où les autres marchent, j’arrive dans Aime la Plagne avec une superbe ambiance, les petites ruelles s’enchaînent jusqu’au dernier virage et l’arche d’arrivée que je franchis en 10h10 !

Cette première 6000D a été une très belle expérience pour moi, j’ai pu voir de l’intérieure ce que représentais cette course, et je n’ai pas été déçu. Je peux donc désormais participer aux Championnats de France de Trail mi septembre, reste à savoir si je vais le faire ou pas. En attendant je vais retourner à l’entrainement, en essayant au mieux de concilier tous mes projets sportifs, professionnels et personnels qui se bousculent un peu ces derniers temps !

Hurdle Runner.

#COMPTE-RENDU : J’AI FAILLI NE PAS FINIR !!

#COMPTE-RENDU : J’AI FAILLI NE PAS FINIR !!

Il m’a fallu un peu de temps avant de me lancer dans la rédaction de ce compte-rendu, tout d’abord parce que j’ai n’ai pas forcément eu le temps, mais aussi parce qu’il ma fallu du temps pour analyser la course ! La Maxi Race d’Annecy était le premier gros objectif de ma saison de trail. L’an dernier sur le 42km, j’avais vraiment apprécié l’organisation, l’évènement et le lieu en lui même. J’ai alors décider cette année de me lancer sur la distance supérieur, le 83km (5200m D+). Pour la première fois de ma vie je m’attaquais à une distance supérieure à 75km.

Le départ de la Maxi Race est donné à 5h du matin à la plage d’Annecy. Le lac est magnifique de nuit, les lumières sont vraiment belles. Mais il faut partir, l’objectif est de faire le tour du lac, la journée risque d’être longue et chaude. Les premiers kilomètres sont sur le plat, au bord du lac, et ca va très vite. D’autant plus que je suis dans le début du peloton. Et ca va déjà trop vite pour moi mais je ne m’en rend pas encore compte. Les premières pentes me font vite ralentir le rythme mais je me sens bien alors je vais relativement vite. L’ascension du Semnoz est longue avant le premier ravitaillement. Mais j’arrive au sommet (17,9km, 1420m D+) pour mon premier ravitaillement où je retrouve Marine et Jeremy qui vont faire mon assistance tout au long de la journée. Je vide un peu mon sac d’affaires inutiles (la veste qui n’est plus obligatoire par exemple). Je repars 181ème mais je sens que quelque chose ne va pas, j’ai les jambes lourdes et la descente est compliquée. Après la descente, la deuxième cote de la journée se dresse devant moi vers le col de la Cochette. L’ascension n’est pas longue mais très raide et me casse encore plus le pattes. J’arrive au sommet en 4h37 (32km, 2200m D+) et j’attaque la descente vers Doussard, lieu du départ de ma Marathon Race de 2016. Entre la fin de la descente et le gymnase de Doussard, le plat sur le bitume me fatigue d’un coup ! Mais j’arrive tant bien que mal au ravitaillement, je change de t-shirt, je fais le plein d’eau et je prend mon temps dans le gymnase pour ne pas le payer plus tard.

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Je repars de Doussard après 6h17 de course (222ème) en direction du Col de la Forclaz puis vers le Pas de l’Aulps. Et c’est la que les choses ce sont vraiment corsées… La montée vers le col de la Forclaz est à l’ombre donc plutôt paisible, je sais que je vais retrouver Perrine Max et Lili au somment (50km) alors je monte tranquillement. Arrivé au col, je change de chaussettes et j’attaque l’ascension vers le Pas de l’Aulps. Ma sœur me dira après coup que j’étais déjà très marqué au 50ème. L’ascension a été un réel cauchemar, en plein soleil du début à la fin, je m’arrête à de très nombreuses reprises, je me fais doubler par des dizaines et des dizaines de coureurs, j’appelle pleins de monde, Manon, Brice, mes parents entre autre, ils ont des discours différents mais au 54ème kilomètre, je prends ma décision, je vais abandonné au sommet. Mais le sommet est encore loin (seulement 2,5km en réalité), et la suite est un véritable supplice, je marche 5 minutes, je m’arrête 10… Je réfléchis à ce que je perds si j’abandonne : RIEN, je réfléchis à ce que je gagne si je vais au bout : une veste sans manche… c’est tout ! Je me pose alors beaucoup de questions sur la suite de ma course, de ma saison, je pense même à arrêter les longues distances, le tout en montant. Arrivé au sommet en 10h22 (356ème), je demande au médecin la procédure pour abandonner. Elle me répond que soit je fais 8km vers l’avant, soit 10 vers l’arrière. Après ce coup de massue, je me dis que quitte à marcher autant le faire vers l’arrivée. Je continue mes coups de fils dans la descente, je suis au bord des larmes parfois, je pleurs souvent. Mais petit à petit je me dis que finalement, j’avance… J’arrive à Villars Dessus après 11h33 de course, je remplis mon eau et je me dirige vers le dernier ravitaillement avec un autre état d’esprit : si je suis en avance sur les barrières horaires à Menthon Saint Bernard (69km), je tenterais d’aller au bout. J’arrive donc au ravitaillement, je demande les barrières à Jeremy : il est 17h30 et j’ai jusqu’à 22h pour arriver au sommet… C’est parti ! Je suis 391ème et je me dis que je fais peut-être une bêtise, mais j’ai tout mon temps, d’autant plus que les paysages les plus beaux sont à venir et que je connais ce qui m’attend.

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La dernière ascension n’est pas la plus simple mais je décide de mettre de la musique pour passer le temps qui commence à être un peu long. Je monte tranquillement à mon rythme, j’arrive à 20h10 au sommet pour admirer le couché de soleil sur la ville d’Annecy. Ca aurait été dommage de passer 2h plus tôt non ?? La descente vers Annecy n’est « qu’une formalité » compte tenu de tout ce que j’ai vécu avant. Comme l’an dernier, le rythme s’accélère de plus en plus dans les derniers kilomètres. J’arrive sur Annecy, je longe le lac jusqu’à l’arrivée, je vois Marine et Jeremy, Perrine Max et Lili, dernier virage et je fonce vers l’arrivée. Ca y est, en 16h07 je franchis la ligne à la 396ème place. Je fonce dans le lac pour y plonger mes pieds et mes mollets comme le veut la tradition… Et ça fait du bien.

Cette course m’aura appris énormément de choses, sur moi même, sur mes limites physiques, mes limites mentales, mais aussi la gestion de l’effort sur des courses si longues qui sont toutes nouvelles pour moi. Cet évènement dans son ensemble reste un gros coup de coeur pour moi, je sais que j’y retournerais, sur 83 ou 110km, à voir ! En attendant, les voyants sont toujours au vert pour l’évènement de la saison, l’Endurance Trail des Templiers en octobre !

Hurdle Runner.