#COMPTE-RENDU : LES BANCS DE PARIS SONT BIEN FIXÉS…

#COMPTE-RENDU : LES BANCS DE PARIS SONT BIEN FIXÉS…

Avant de parler de l’anecdote du banc du 22ème, je vais revenir sur le reste de la course, qui est tout de même le plus important. C’était pour moi la troisième édition du Marathon de Paris, la troisième consécutive et la première que je faisais pour le plaisir uniquement, pour accompagner Marie sur son premier marathon. Malgré les petits pépins physiques (me concernant) des semaines précédentes, nous prenons le départ avec un grand enthousiasme. Les tous premiers kilomètres se passent très bien et nous (re)découvrons les monuments de Paris sous un nouvel angle. Seul bémol à ces premiers kilomètres, le manque évident de supporters sur le bord de la route, comparé aux années précédentes. On retrouve vite Manon, Lauriane, Ambre et David sur le bord de la route, venus encourager Marie.

On arrive au premier ravitaillement de La Bastille, toujours sur les bases de 3h58/59 et la forme est la pour tout le monde, Marie, Yoann (son frère) et moi ! Mais le ravitaillement ne nous laisse présager rien de bon pour les suivants… C’est tout simplement n’importe quoi… Tout le monde se bouscule, se marche dessus, crie… C’est la croix et la bannière pour récupérer un peu d’eau pour nous trois, mais nous y parvenons et continuons vers le Bois de Vincennes. Toujours très peu de supporters sur les cotés mais nous maintenons le cap et l’allure. On croise à nouveau nos supporters favoris au 8ème kilomètre qui à chaque passage nous boostent un peu plus. Arrivés au ravitaillement du 12ème à Vincennes, nous adoptons un nouvelle technique, Yoann et moi nous frayons un chemin et on prend pour Marie… Mon aller retour vers le ravitaillement sera vain puisque je n’est même pas réussi à approcher la table… Heureusement que Yoann en a récupéré pour moi… Puis nous nous enfonçons dans le bois de Vincennes pour y passer de long kilomètres monotones et sans AUCUN encoragements puisque le public est très peu présent dans le bois.

Le ravitaillement suivant est à peu près aussi compliqué que les autres, mais plus long donc plus accessible. Nous sortons (enfin) du Bois de Vincennes et nous retrouvons notre fan club au 19ème kilomètre qui va courir avec nous jusqu’un peu après le semi marathon. C’est la que tout à basculé… Première étape au ravitaillement où nous perdons Yoann… Après les tables du ravitaillement je peine à retrouver Marie, qui est seule. On se retourne à plusieurs reprises pour appercevoir Yoann mais entre La Bastille et le parcours très étroit, impossible de le voir… Du coup nous continuons à deux dans l’espoir qu’il ne s’arrête pas pour nous attendre, sachant que nous sommes devant lui. J’ai pour ma part toujours une bouteille d’eau en main… Deuxième étape de la catastrophe… Pusiqu’il n’y a plus de poubelle de l’organisation (normal 1km après le ravitaillement !), je sors du parcours pour aller jeter ma bouteille, sauf qu’à coté de la poubelle, il y a un banc… Que je ne vois pas puisque je regarde où est Marie pour la retrouver… (L’installation est à peu près comme celle sur l’image suivante).

Et biiiiiiim le tibia qui percute le banc, je me retrouve à terre, je regarde si Marie m’a vu, oui… Donc je tente de la rejoindre en pensant que ma course va se terminer puisque mon tibia est cassé, mais ma jambe ne plie pas donc « ça va »… Sur les 3 kilomètres suivants, je m’arrête à une dizaine de reprises pour voir la tête de mon tibia… Et ça ne me rassure pas franchement. J’ai la chance d’avoir une chaussette de contention qui semble éviter le saignement trop important. Après 5km avec mon trou dans la jambe, je me fais une raison et j’arrête d’y penser, j’accompagne Marie jusqu’au bout. Au 28ème kilomètre, après l’un des longs tunnels, nous retrouvons par hasard Yoann qui a failli nous doubler sans s’en apercevoir. Au niveau de l’allure, on a un peu réduit le rythme mais tout va bien, on est toujours les bases de 3h59. Au 30ème, nous passons devant la Tour Eiffel, le Trocadero et le fameux mur du 30ème où nous assistons à une demande en mariage en direct (elle a dit « oui »). Au 32ème, je me retourne vers Marie : « Ca va ? ». Pas de réponse immédiate, puis : « Ca commence à tirer… ». Je comprend à ce moment là, et en voyant l’allure se réduire un tout petit peu, que la fin de course va se corser pour elle. Mais nous sommes deux pour l’accompagner jusqu’au bout.

Du 34 au 38ème, notre fan club court avec nous pour soutenir Marie, alors que ca devient vraiment dur pour elle. Les kilomètres ralentissent (6’10-6’20) et on voit les 4h s’éloigner petit à petit. Marie veut marcher, nous la motivons tous pour qu’elle ne le fasse pas, et elle ne le fait pas. Après le 39ème, on décompte quelques parties « marchées » mais très courtes et en marche rapide, on limite la casse. Puis vient la dernière côte au 41ème kilomètre où Marie me dit « je l’ai fais !! ». C’est la première fois que je vois ça dans les yeux de quelqu’un, un mélange de satisfaction, de bonheur, de joie et de fierté. Une image qui restera gravée dans mon esprit…

Puis le dernier kilomètre, l’effervescence du public, le rond point de l’avenue Foch, le dernier virage, le sprint final, la ligne d’arrivée… Le bonheur ! 4h06:24 ! L’important n’est pas le chrono, Marie a relevé son défi, elle est désormais marathonienne, et ça personne ne lui retirera jamais ! Bravo à elle, le travail a payé.

Pour ma part, il me reste maintenant 6 semaines avant l’Ultra Race d’Annecy, sur 116km. 4 semaines intenses et 2 de relâche, bref, je retourne à l’entrainement… avec un trou dans le tibia !!

Hurdle Runner.

#VIDEO : MARATHON DE PARIS 2018

#VIDEO : MARATHON DE PARIS 2018

Je n’ai pas filmé la recontre avec le banc, mais j’ai filmé le reste ! Un super marathon de Paris 2018 avec encore un temps magnifique et 4h06 pour Marie lors de sa première sur la distance !

 

#COMPTE-RENDU : UN WEEKEND DE FOLIE !

#COMPTE-RENDU : UN WEEKEND DE FOLIE !

Vous avez surement pu le voir sur Facebook ou au travers des deux vidéos que j’ai publié simultanément, mais le weekend du 17/18 mars a été pour moi un weekend hors norme. Au programme : l’Ecotrail de Paris 80km le samedi et le Cheptain’Trail Duo 30km le dimanche. L’occasion pour moi d’engrenger des kilomètres en guise de préparation de l’été. Retour sur ces deux belles courses, bien différentes.

L’Ecotrail de Paris, 80km de boue…

Première participation pour moi à ce trail mythique de la région Parisienne bien que j’ai participé en 2017 à la version 30km. Le départ est donc donné à 12h15 (oui je suis d’accord, c’est tard) de la base de loisirs de Saint Quentin en Yvelines. Les premiers kilomètres sont très plats autour de la base de loisirs mais je tente en vain de ralentir un peu mon rythme… Je sais que je ne tiendrais pas les 5’30/km sur 80km !

Après 8km de nature, nous arrivons au Vélodrome de Saint Quentin pour commencer une petite partie en ville, sur le béton. Partie qui est vite passée et qui nous fait rejoindre à nouveau la nature, et donc les premières « diffcultés ». Rien de bien méchant mais des petits raidillons qui cassent les jambes. Tout se passe pour le mieux, je parviens même à lever un peu le pied jusqu’au ravitaillement de Buc au 22ème kilomètre. Je prend le temps de boire et manger tranquillement avant de repartir en marchant car je sais que juste après Buc, on attaque une grosse montée. J’arrive en haut de la montée pour y retrouver Manon et Mathieu (qui me pête gentillement une paire de gants que j’avais oubliée) et la neige commence à tomber sur le parcours, les conditions sont de pire en pire. Mais c’est ça aussi le trail. Le parcours est exclusiement forestier ce qui me va très bien, la pluie ne cesse pas mais j’avance tranquillement, je profite.

A partir du 35ème kilomètre, je commence à avoir les jambes très lourdes et je réalise que je n’est presque rien mangé depuis le départ… Erreur. Je m’alimente donc rapidement, une compote et une barre, qui mettent quelques minutes à me rebooster. Je me suis fais très peur mais j’ai sauvé les meubles. Je passe l’Observatoire de Meudon, lieu du départ du 30km, et je me dis que ce qui me reste à faire, je le connais. La Tour Eiffel se rapproche ! La boue au sol n’a toujours pas disparu et nous attaquons des portions qui ont été piétinées par les coureurs du 18km, du 30km et du 45km avant nous… C’est l’horreur. Le rythme ralenti forcément et les jambes reviennent.

J’arrive au ravitaillement de Chaville ou je prend le temps de changer les batteries de ma GoPro, je sors ma frontale et je repars vite pour ne pas attraper froid. Juste avant le ravitaillement de Saint-Cloud je traverse une loooooonge partie très très humide qui me trempe les pieds mais je me dis que la fin approche à grand pas. Dernière grosse cote (ou presque) en direction du ravitaillement de Saint-Cloud où je ne m’attarde pas trop. Je redescends vers le musée où je retrouve une avant-dernière fois Manon, puis je m’engage sur les quais de Seine en direction de la Tour Eiffel. 9km de plats que je redoute, tant par l’intérêt que j’y porte que par difficulté qu’ils représentent. Mais pas le choix. Pour la première fois depuis très longtemps je me retrouve un peu seul et il n’y a franchement pas grand chose de très intéressant sur cette fin de parcours.

Mais à 2,5km de l’arrivée, j’appercois enfin la ligne d’arrivée, enfin la Tour Eiffel ! Je m’en rapproche de plus en plus, je monte les quelques marches qui m’amène jusqu’au parvis de la Tour, je cours tranquille, je revois Manon au pied du pilier sud, avant de commencer la montée vers le 1er étage. Je contrôle ma montre… 21h56 ! Elle va sintiller dans 4min, et je veux être dedans à ce moment là. Je ne me presse pas, pensant que les lumières vous s’illuminer pendant ma montée, mais même en prenant mon temps, le premier étage arrive très vite. Je fini l’ascenssion et j’arrive devant la ligne, je savoure et je passe sous l’arche ! 9h43 d’effort et de galère dans la boue, je récupère ma médaille et mon t-shirt, je patiente 30 secondes et biiim ! Feux d’artifice d’ampoule juste sous mes yeux ! Juste magique, magnifique.

Je ne perds pas trop de temps car il fait très froid, je redescend par l’ascenseur, je ne tarde pas à mettre ma couverture de survie pour rejoindre la voiture et rentrer à la maison le plus vite possible, manger, dormir et récupérer pour repartir le lendemain. Malgré les conditions dantesques, j’ai vraiment adorer parcourir ces 80km qui me permettent d’obtenir 4pts UTMB sans trop de frais ni de difficulté. Cela dit, je ne sais pas si je reprendrais le départ du 80km tout de suite, l’avenir nous le dira.

 

The Cheptain’Trail Duo 30km avec les jambes lourdes !

Le lendemain matin, 6h30, le réveil sonne… et ça pique ! Au programme aujourd’hui, 30km et 900m D+ en duo avec ma soeur Lucile. Le tout avec les jambes lourdes. Mais bon c’est l’objectif du weekend alors je me lève, un petit déjeuner et c’est parti pour Cheptainville.

De toutes les courses que j’ai pu faire, je crois que c’était le départ le plus « à l’arrache » qu’il m’est arrivé de prendre. On arrive sur la ligne de départ à 3 minutes du vrai départ. Mais peu importe, nous sommes là, prêts à courir et on sait que l’on ne va pas se prendre trop la tête. Sylvain, l’un des organisateurs et traileur (très) aguerri, donne le départ à la cloche et c’est parti ! Après un kilomètre dans le village la première côte pointe le bout de son nez… C’est vraiment parti ! Etonnement, mes jambes répondent bien, nous sommes en queue de peloton mais nous ne sommes pas la pour la gagne donc on reste zen. Le parcours du 30km emprunte le même parcours que le 12km que nous avions parcouru l’année passée et il est toujours aussi intéressant. Très peu de plat, des montées sèches, d’autres moins, des descentes abruptes… Bref, un vrai parcours exigeant mais super intéressant.

On arrive au premier ravitaillement tranquillement ou nous décidons de ne pas nous y attarder. En repartant, après quelques minutes de courses, nous arrivons dans la fameuse carrière de sable, un endroit toujours aussi magnifique. Tout se passe super bien jusqu’au 13ème kilomètre ou ce qui devait arriver arriva… Le blackout… Alors que nous commencions à remonter de plus en plus de binômes, en bas d’une GROSSE montée, plus de jus… La montée a été très très dure et la suite aussi… En réfléchissant, j’ai encore une fois réalisé que je n’avais rien mangé ou presque depuis mon réveil… Alors je prend une comporte, une barre céréales et un peu d’eau, et comme la veille, quelques minutes plus tard, la machine repars.. Grosse frayeur. Nous arrivons ensuite au ravitaillement du 17ème kilomètre, ravitaillement très intéressant, saucisson, fromages, coca, TUC, bref, un vrai ravitaillement de trail.

Nous repartons donc pour les 13 derniers kilomètres avec le ventre plein. La dernière partie n’est pas la plus technique, les parties roulantes nous cassent un peu les jambes. Après le 20ème kilomètres, c’est la hanche de Lucile qui fait un peu des siennes… Mais elle tient bon et nous avançons bien. Les bénévoles nous annoncent ensuite que le parcours est réduit à 28,5km, alors que nous sommes entrain de remonter plusieurs binômes. On entend même le speaker au loin qui accueille uns à uns tous les participants, ça sent bon !! Dernière partie dans les bois, dernière grosse difficulté dans le sable et nous redescendons vers Cheptainville. Dans le dernier kilomètre Lucile veut accélérer mais mes jambes ne peuvent pas, je mode « pilote automatique » est activé ! Jusqu’à la ligne d’arrivée, franchie 4h00:00 après le départ, on ne pouvait pas faire plus précis. Défi du week-end terminé.

Quoi dire de ce Cheptain’Trail à part qu’il n’y a à mes yeux, aucune fausse note… Tout est parfait (pour la deuxième année de suite), du retrait des dossards au passage sur la ligne d’arrivée. Tous les bénévoles sont au top, les ravitaillement très fournis… On sent que les organisateurs sont de vrais traileurs qui reproduisent à la perfection les organisations des plus grosses courses, sans recopier leurs défauts !

Après ce gros week-end bien chargé, je reprend tranquillement le chemin de l’entrainement avant d’aller courir la Djogdei à Montmorency le 1er Avril, puis le Marathon de Paris le 8 avril ! A très bientôt les z’amis !

Hurdle Runner.