#VIDEO : UNE FIN DE COURSE COMPLIQUÉE

#VIDEO : UNE FIN DE COURSE COMPLIQUÉE

La saison des trails est relancée. La première vraie course nature de ma saison a été le Trail des Princes en foulées le 22 avril dernier à Seyssel. Une course partagée avec Brice pour qui la fin de course fut un peu compliquée ! A voir en vidéo !!

#COMPTE-RENDU : « ILS SONT FOUS CES ROMAINS »

#COMPTE-RENDU : « ILS SONT FOUS CES ROMAINS »

En vue de la préparation pour la Maxi-Race qui aura lieu à la fin du mois de mai, mais avant tout pour accompagner Romain, un ami de la fac des sports de Lille sur son premier marathon, je me suis inscrit au marathon de la Route du Louvre. C’est un évènement que je connais bien puisque j’y ai couru le km en 2014 et le marathon en relais en 2016. 2017 était donc l’année pour se lancer sur la grande distance pour mon 3ème marathon, le 2ème de l’année après Paris.

Les conditions météo n’étaient pas franchement les meilleures pour courir sur 42km puisque le départ a été donné sous une fine pluie et surtout avec à peine 10°C au thermomètre. Mais nous ne sommes pas la pour le soleil, mais bien pour nous faire plaisir et relier Lille à Loos en Gohelle où est jugée l’arrivée. Nous nous élançons donc avec l’idée de courir sur les bases de 5’20/km pour franchir la ligne en 3h45. Les premiers kilomètres se passent très bien derrière le meneur d’allure, jusqu’au premier ravitaillement du 5ème kilomètre. A ce moment, c’est la bousculade entre les coureurs qui ne veulent pas s’arrêter et ceux qui traversent la route pour un verre d’eau. Bref, nous ne nous arrêtons pas et passons devant le meneur… Et nous ne le reverrons pas de la course. La pluie ne cesse pas mais cela ne nous gêne pas plus que ça, au contraire ! Le parcours nous fait passer par plusieurs petits village ou l’ambiance est très chaleureuse et ca nous booste ! Nous passons le 10km en 51’38 sans être trop entamés, nous sommes en avance sur notre plan de course. Le kilomètre continuent à défiler avec comme mot d’ordre « on ne s’enflamme pas ! ». Et ca marche ! Pour ma part, l’arrivée sur les bords de l’eau m’ont mis un vrai coup derrière la tête. Les longues lignes droites me lassent très vite et j’ai un réel coup de mou entre le 14ème et le semi marathon. Mais cela ne nous empêche pas de maintenir l’allure proche des 5’05/km. Nous passons le semi en un peu moins d’1h50 ce qui devrait nous amener sur les bases de 3h40. Nous choisissons le 22ème kilomètre pour faire notre ultime pause pipi, avant de nous lancer dans « le trajet retour ».

Le fait d’être a deux me permet de voir la course vraiment différemment, je le vis vraiment mieux et je me sens plus à l’aise. Je me demande à ce moment comment mon corps est capable de me faire courir 2 marathon en 1 mois, sur des allures aussi rapides (pour moi). Je me mets alors à douter sur mes capacités à finir et j’imagine déjà dire à Romain d’accélérer sans moi. Mais le passage au 30ème en 2h35 me fait dire que je peux finalement tenir jusqu’au bout. L’ambiance est toujours aussi chaleureuse dans les petits villages malgré la température très fraiche et la pluie qui nous accompagne.

Mais c’est au 37ème kilomètre que la dernière ligne droite est lancée. Un petit regard entre Romain et moi, une phrase : « Comment ca va ? On y va ?? », et la machine est lancée pour les 5 derniers kilomètres et la montée finale vers l’arrivée. Dès ce moment la, plus aucun kilomètre ne sera couru au delà des 5′ ! Les jambes accélèrent, la cœur suit… 38ème : 4’57, un regard, un sourire… 39ème : 4’56, un regard, une tape dans la main… 40ème : 4’48, un regard et on comprend que ca va le faire… 41ème : 4’34, une phrase « Allez plus qu’un kilomètre et on y est ! ». La dernière cote se dresse devant nous, on relance encore, on l’avale si facilement, virage à gauche, direction l’arrivée, 42ème : 4’36 ! Et Romain s’arrête sous la barrière des 42… Je le rattrape après qu’il est compris que ce n’est pas l’arrivée et nous finissons ensemble en 3h36’58 !!

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Une superbe performance pour un premier marathon pour Romain, une satisfaction personnelle pour ma part de me savoir capable de courir ainsi deux marathon en un mois. C’est de très bonne augure pour la suite de la saison et les longs trails à venir ! Ce deuxième marathon me permet de faire la différence entre les très grosses organisations telles que le marathon de Paris et des courses plus locales comme celui de Lille. La course n’est pas du tout la même : 46.000 coureurs d’un coté, 2500 de l’autre, du monde partout sur le bord du parcours à Paris, des traversées de champs à Lille. Deux ambiance radicalement différentes mais aucune n’a rien à envier à l’autre !

Pour ma part, la prochaine échéance sera la Maxi Race à Annecy le weekend du 28 mai (déjà) où le défi sera de parcourir la plus longue distance que je n’ai jamais courue (83km et 5200m D+) et bizarrement, pour le moment je ne suis pas du tout stressé ! On verra comment se passent les prochaines semaines !

Hurdle Runner.