#COMPTE-RENDU : NOUVEAU RECORD SUR MARATHON !

#COMPTE-RENDU : NOUVEAU RECORD SUR MARATHON !

Le premier gros objectif de l’année était pour ma part le Marathon de Paris. Mon premier marathon avait déjà eu lieu à Paris en 2016 et si je ne devais en garder qu’un souvenir, s’aurait été le mur du 30ème. Pour mon deuxième, en 2017, j’avais pour objectif de faire moins de 3h45 mais avant tout, de mieux gérer ma course. 3h45, c’était l’objectif officiel, affiché et assumé, même si j’avais dis a certains que je me sentais prêt à courir en 3h40. Mais au fin fond de mon esprit, je savais aussi que j’avais les moyens d’aller encore plus vite… Et j’avais les 3h30 en ligne de mire, un peu secrètement. Je me suis préparé pour gérer la distance, les ravitaillements et la chaleur, mais une fois sur la ligne de départ, faut-il encore tout mettre en œuvre…

A 8h55 donc, le départ de la vague des 3h45 est donné : c’est parti pour 42km et des bananes !! Le départ du Marathon de Paris est un peu traitre, puisque les premiers kilomètres sont en léger faux plat descendant. J’essaye de ne pas m’emballer et je sais que je vais croiser Brice, Manon et Marie après 1,5km environ. Le premier kilomètre est rapide (4’54) mais je n’ai pas l’impression de faire le moindre effort, et je ne veut surtout pas faire les mêmes erreurs qu’en 2016 alors je me dis qu’il faudrait quand même lever un peu le pied. Je croise Brice qui me calme tout de suite en me disant de ralentir, j’entend ce qu’il me dit et je ralentis… Tellement que je boucle le 2ème kilomètre en… 4’54 ! Bon là il faut vraiment que je ralentisse et je me mets à regarder à droite, à gauche, à apprécier le paysage, mais quand je remet les yeux sur ma montre, elle m’indique 4’30/km !! Ce n’est pas la bonne solution, il faut que je reste concentré et surtout que je ralentisse. Les kilomètres suivants s’enchainent donc un peu plus lentement, je n’oublie pas le premier ravitaillement pour boire un maximum d’eau en prévision des derniers kilomètre sous le soleil. Je passe au 10ème kilomètre en 50’10 : plus rapide qu’espéré mais encore une fois, je n’ai pas l’impression de forcer. Alors je maintiens et surtout, je reste CON-CEN-TRE !!

Je passe le Château de Vincennes, puis le Parc Floral où je vois sur le bord de la route une partie de ma famille (beau-frère, sœur, neveu, nièces…) qui m’encouragent a fond (ils me raconteront après coup qu’ils m’ont trouvé très concentré !). Le Bois de Vincennes se passe plutôt bien même si l’ambiance n’est pas forcément au rendez vous sur le bord de la route. Mais l’allure est stable et je sais que je vais revoir mon équipe d’assistance de choc, rejoints par ma sœur Lucile, au 18ème kilomètre. J’arrive donc porte de Charenton où Brice me donne de l’eau sucrée, un peu d’eau clair également, Marie, Manon et Lucile courent aussi un peu avec moi et m’encourage en me disant que j’ai l’air d’aller plutôt bien, et je leur confirme que oui, « Ca va ! ». A ce moment là, l’allure moyenne de ma course est de 5’01/km et je ne me dis pas que ça va ! Je m’étonne même à dire à Brice « qu’il y a parfois des jours avec et des jours sans, et aujourd’hui est un gros jour avec », je le sens… Mais le parcours nous amène vers la partie la plus compliquée à gérer à mes yeux : Les quais de Seine. L’alternance de montées et descentes m’avait littéralement cassé les jambes l’an dernier et je redoute que la même chose se produise. Mais j’enchaine les kilomètres sans trop forcer toujours, l’allure se réduit à 5’02/km mais je ne m’inquiète pas compte tenu du profil du parcours. Je passe la Tour Eiffel, je me dirige vers Boulogne, mes cuisses commencent à tirer un peu mais rien à voir comparé à l’an dernier, je passe le 30ème kilomètre mais cette année, pas de mur… pour moi ! En effet je vois déjà les premiers coureurs qui marchent en se tenant les cuisses ou les mollets…

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La route continue donc vers l’arrivée, plus que 12km et je sais que j’ai les jambes pour finir vite, plus vite. Alors j’accélère tranquillement. Arrivé au 33ème je retrouve mon quatuor de choc qui me suit pendant 300-400m avant de me dire « on va pas un peu vite là ?? ». Je regarde ma montre et je vois « 4’50/km »… Non, on ne va pas trop vite. C’est réellement à ce moment là que j’ai entamé mon sprint final, un peu grâce à l’appui de mes 4 suiveurs qui me confirment que j’ai l’air bien et serein ! Je continue donc ma course mais très honnêtement mes cuisses commencent à tirer de plus en plus… Plus vite je fini, moins je souffrirais. Je remonte énormément de coureurs, certains marchent, d’autres sont assis… J’ai l’impression de me voir l’année dernière, et d’être passé de l’autre coté, du coté de ce qui ont (un peu) d’expérience ! J’enchaine les kilomètres, les ravitos, je double, je kiffe. Je reçois un message de Manon qui me dit qu’ils seront dans le dernier kilomètre alors je passe la barrière du 41ème, je met la gouache pour terminer en trombe. Je vois mes fidèles supporters à 400m de l’arrivée environ, je prend le rond point, j’entame l’avenue Foch, je vois la ligne d’arrivée, le panneau des 42km, j’accélère et d’un coup tout s’arrête ! Après 3h31 d’effort non-stop, une course gérée comme jamais je n’aurais cru pouvoir le faire, je franchi la ligne et j’abaisse mon précédent record de plus de 20min ! Un (petit) exploit pour moi, qui aura le mérite de me rendre fier !

Après avoir récupéré le t-shirt finisher, la médaille et pris une bière, je retrouve Lucile, Brice, Marie et Manon pour debriefer. Ils me félicitent, je les remercie du fond du coeur, sans eux, la course n’aurait très surement pas été la même ! Je me tourne vers Marie, et nous prenons date pour l’an prochain ! Je serais donc au départ du Marathon de Paris 2018 pour l’accompagner et la motiver !

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Pour finir, je crois qu’après un peu plus d’un an de course à pieds, le Marathon de Paris a été l’évènement durant lequel j’ai reçu le plus de messages et d’encouragements de votre part (en 2017 encore plus qu’en 2016) et je voulais vous en remercier. Le bonheur de lire un message d’encouragements à quelques minutes ou heures du départ est indescriptible. C’est bon de se savoir suivi et soutenu !

A très vite pour de nouvelles courses, Hurdle Runner.