« Le semi de Paris ? J’y retourne plus y a trop de monde ! »

« Les grosses courses comme ça, y a trop de monde pour espérer faire un bon temps ! »

Voici deux phrases que j’ai pu entendre durant les derniers mois. Deux phrases qui m’ont un peu fait peur. Jusqu’à me demander jusqu’à il y a quelques semaines si ça fallait vraiment le coup d’aller se « perdre » là bas. Finalement je n’ai écouté que mes envies, et notamment celle de ne pas faire systématiquement confiance aux ressentis des autres runners. J’ai donc décidé de courir se semi, mon premier à Paris, et je n’ai pas été déçu du tout, bien au contraire.

C’est vrai qu’il y a du monde à ce semi, beaucoup de monde même : pas moins de 47.000 coureurs inscrits (plus de 37.000 à l’arrivée). Mais le lieu et l’organisation très bien huilée font que toute cette foule n’est pas du tout gênante, ni sur le village aux abords des consignes, ni sur le parcours lui même. Certes quelques slalom sont nécessaires à certains moment pour doubler, mais dans quelle course est ce que ce n’est pas nécessaire ?

Bref, à mon tour de vous raconter MON semi de Paris 2016. 

img_0875

J’ai décidé de courir se semi il y a quelques mois, dans l’idée de me tester à un mois du marathon de Paris (3 avril 2016) afin de faire le point sur ma préparation. J’avais donc décidé de m’inscrire dans le SAS 1h40 (avec un record à 1h36:14) pour réaliser une course plus « tranquille ». L’entrée dans le SAS à 8h45 sous l’oeil de la légende Haile Gebreselassie fait monter un peu la pression, mais c’est à ce moment que je prend conscience qu’un semi est devenu quelque chose de « banal » pour moi, et ça me rassure.

Le départ de la course est donné à 9h15 pour moi, il fait beau mais pas très chaud, c’est parti pour 21,1km de plaisir dans les rues de Paris. J’avais prévu de partir sur les bases de 4’45/km et le contrat est rempli sur le premier kilomètre puisque je passe en 4’47. Plutôt satisfait du début de course, je vais vite sans trop forcer, ça me rassure encore. Un peut trop vite même puisque je passe en 22’10 au 5km (4’25/km de moyenne), mais je me sens bien alors pourquoi m’arrêter ?

L’ambiance tout au long du parcours, sur la place de la Bastille notamment, mais aussi à l’hôtel de ville, sont là pour nous pousser et nous motiver, et ça marche ! Passage pour moi en 43’56 au 10km (4’23/km de moyenne), un passage beaucoup plus rapide que pour mon semi à Lyon début octobre (46’00). La course se passe toujours très bien, jusqu’à cette grosse côte au 13ème kilomètre qui me casse complètement les jambes. Je limite la casse jusqu’au 15ème kilomètre (4’26/km de moyenne) mais je sens déjà que le reste de la course va être dur malgré le beau temps qui ne nous quitte plus. La course entre le 17ème et le 20ème kilomètre est réellement un calvaire pour moi (4’45-4’50/km) mais l’arche du 20ème me redonne la motivation de relancer jusqu’à la ligne d’arrivée.

Et je passe la ligne en 1h34:32, nouveau record ! Une réelle surprise pour moi compte tenu de mon entrainement orienté plutôt vers le marathon, mais tant mieux si je suis en forme, je ne vais pas me plaindre. Je récupère donc mon poncho, ma médaille, mon ravitaillement, je rejoins mon papa qui est venu m’encourager, puis Clément et Angèle, deux Lillois qui ont fait le déplacement pour l’occasion (bravo à Angèle au passage pour sa course et son temps).

img_0878

Bilan rapide de la course. D’un point de vue personnel je suis satisfait à 100% de ma performance qui me surprend, mais le boulot continue pour préparer le marathon de Paris dans un mois. D’ici la je serais aligné au 10km du Run In Marseille le 20 mars prochain, sans doute dans le but d’aller vite et de battre mon record.

Pour ce qui est du bilan du semi de Paris dans son ensemble, je me répète peut-être mais je ne trouve rien à redire à l’organisation. La dotation pour les coureurs est très chouette, le t-shirt de l’évènement plutôt sympa, la médaille clairement top, l’organisation sans faille et l’ambiance magique. Parfait !

La vidéo de la course vue de l’intérieur arrive très vite !

Hurdle Runner.