#HUMEUR : J-6 AVANT MON PREMIER MARATHON

#HUMEUR : J-6 AVANT MON PREMIER MARATHON

En ce lundi de Pâques, à 6 jours de mon tout premier marathon à Paris, j’avoue que je commence légèrement à stresser… Depuis quelques jours (et je pense que ce n’est pas fini), je suis envahi d’un sentiment mitigé, entre de l’excitation et de la peur, le tout saupoudré d’un peu d’impatience. Maintenant que le plus gros du boulot est fait, il est temps de faire un petit point sur la situation.

L’ENTRAINEMENT

Comme je le disais précédemment, le plus gros du boulot est déjà fait. Mon programme pour ce marathon a débuté le 1er novembre, cela fait donc 5 mois (et plus de 1000km de course) que mon entraînement est orienté vers cette course. A mon grand bonheur je n’ai pas eu de pépin physique, tout s’est très bien passé et à priori ça va continuer jusque dimanche. D’ici le départ de la course, je ferais 1 ou 2 entrainement grand maximum, un mercredi soir et le tout dernier peut-être vendredi, juste pour rester un peu actif à deux jours du départ. Ce n’est pas sur ces deux dernières sorties que mon temps sur marathon se jouera, elle me serviront juste à « passer le temps » durant cette dernière semaine.

LA NUTRITION

Elément très important durant cette dernière semaine, mon alimentation va sans doute être un peu modifiée et composée en grande partie de féculents et de protéines. Rien de bien étonnant à quelques jours d’une course comme celle-ci me direz vous, mais je vais surtout tâché de ne pas innover maintenant. Ce serait inconscient de ma part de vouloir tenter de nouvelles choses cette semaine ou même (encore pire) le jour J. Riz, pâtes, poulet et autres quinoa seront donc mes meilleurs amis pour les jours à venir ! Le but est ici de faire des réserves conséquentes pour arriver au bout de ces 42,195km…

Pour ce qui est de l’hydratation, en règle générale je bois 1,5L d’eau par jour, la semaine dernière j’ai essayé de monter à 2L-2,5L, et cette semaine je vais encore augmenter ma consommation jusqu’à 3L afin d’être correctement hydrater et d’éliminer au mieux les différents déchets.

LE MENTAL

Il est là et bien là ! En effet, je suis remonté comme une pendule. Depuis mon arrivée après le 10km de Marseille la semaine dernière, je ne pense plus qu’à ce marathon. Je suis tellement impatient. La seule chose que je redoute à ce jour, c’est de savoir ce qui va se passer après, si j’aurais la même motivation à aller courir… Mais ça on verra lundi prochain !

LES PROCHAINS JOURS

Et bien comme je le disais, les prochains jours seront surtout axés sur le repos, je vais « faire du jus ». Jeudi soir je ferais un petit crochet par le Parc des Expositions de la Porte de Versailles pour me rendre au salon du running, retirer mon dossard et me balader dans les allées à la recherches d’informations sur mes courses de la saison prochaine (déjà de grosses pistes en tête…). Et puis vendredi et surtout samedi… RIEN ! Le strict minimum pour être en forme à 100% dimanche.

ET MON OBJECTIF ?

Aaaaah !! Nous y voila… Quand je me suis inscrit au marathon de Paris il y a quelques mois, j’ai pris un dossard dans le SAS 3h45 en estimant que c’était mon niveau. Je pense honnêtement que je suis capable de réaliser ce temps dimanche, voir mieux… L’objectif « officiel » est donc toujours de 3h45 puisque c’était l’objectif initial au moment de l’inscription. Mais j’ai dans le coin de la tête un temps légèrement plus rapide (que je garde pour moi pour le moment) et qui sera pour moi beaucoup plus dur à atteindre. Nous verrons l’état de forme dimanche, mais surtout les réponses de mon corps après le 30ème kilomètre… Une chose est sûre, je finirais ce marathon quoi qu’il arrive et ne pourrais pas être déçu si je franchis la ligne d’arrivée pour ma première tentative.

Marathon de Paris

Reste encore quelques petits détails à régler concernant l’organisation pour moi dimanche matin mais tout devrait être réglé d’ici quelques jours. Bien évidemment, je partirais pour cette magnifique course, équipé de ma GoPro pour tenter de garder les plus de souvenirs possible de cette première expérience, mais aussi pour vous faire (re)découvrir l’ambiance de l’intérieur.

Hurdle Runner.

#COMPTE-RENDU : UN 10KM COMME JE LES AIME A MARSEILLE !

#COMPTE-RENDU : UN 10KM COMME JE LES AIME A MARSEILLE !

Pour être tout à fait honnête, je pensais publier cet article dimanche soir, mais comment dire… J’ai été quelque peu retardé dans mes plans, la faute à une grève chez Air France… Mais je vais commencer par le début, ça sera plus simple.

Ce weekend je m’étais donc aligné sur le 10km du Run in Marseille, à deux semaines de mon premier Marathon à Paris, je me suis dis que ca serait une bonne occasion de travailler la vitesse et surtout de voir où j’en étais. Pour l’occasion j’ai fais le voyage vers la Provence accompagné de ma plus fervente supporter, Manon. Nous avons pris l’avion vendredi soir, retiré mon dossard samedi matin et profité de la plage samedi après midi. Tout cela nous a amené à dimanche matin, 11h, heure du départ du 10km, Place Castellane.

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A l’heure du départ, les marathoniens et les semi-marathoniens sont partis depuis bien longtemps (et beaucoup sont déjà arrivés). Le parcours du marathon passe juste à coté du départ du 10km et nous nous élancerons donc juste à coté de coureur alors en plein effort (au 30ème kilomètre environ). Grâce à mon record de l’Odlo Crystal Run en 42’36, l’organisation me donne le droit de m’élancer du SAS rouge, celui des coureurs en moins de 43′. Je me place donc dans mon SAS et je me rend compte qu’ils nous on mélangé au SAS élite… nous sommes à peine 50 dans le SAS, que des mecs affutés et prêt à en découdre : ca va partir vite, très vite (en effet la course se gagne en moins de 31′). Je m’élance à 11h pétante, avec comme objectif de finir en moins de 42′ (4’11-4’12/km), ce qui constituerais un nouveau record raboté de plus de 30 secondes.

Le départ de la course est comme prévu très rapide mais je laisse les vrais costauds se détacher très vite sans lutter, je sais qu’ils vont me mettre 10′… Malgré tout les deux premiers kilomètres vers le Stade Vélodrome vont vite : 3’43 et 3’58. A ce moment je vois Manon sur le bord de la route qui m’encourage, je sais que je la retrouverais dans le dernier kilomètre, ça me donne le sourire. Je décide quand même de ralentir un peu sur l’Avenue du Prado qui me mène jusqu’à la corniche. Le passage au 5ème kilomètre me rassure : 20’11 ! Je suis sur les bases de mon objectif mais je sens que la deuxième partie de course va être plus dure. Le parcours longe la mer, le paysage est magnifique, ce qui me fait un peu oublier le relatif relief de la route qui me casse un peu les jambes. À deux kilomètres de l’arrivée, je vois le Vieux Port se rapprocher et l’ambiance qui l’entoure avec, alors j’accélère. A moins de 500m de la ligne je vois à nouveau Manon sur le bord qui m’encourage et qui court même à coté de moi de l’autre coté de la barrière… Et elle va vite dis donc !! Mes jambes me brûlent mais le dernier virage arrive, je vois l’arche d’arrivée. Je regarde le chrono qui est affiché : 40’55… Et merde, a quelques secondes prêt je pouvais passer sous les 41′. Mais j’accélère encore et je franchi la ligne en 41’03 : contrat rempli à 100%. Je suis ultra heureux !

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Le parcours de ce Run In Marseille est tout simplement magnifique, le beau temps y est sans doute pour beaucoup dans mon ressenti mais une chose est sure, je reviendrais sur cet évènement, sur 10km, semi ou marathon je ne sais pas encore. Ce bon résultat (à mes yeux) me permet de me rassurer à deux semaines de ma première course sur Marathon. En effet le plus gros du boulot est déjà derrière moi, il ne le reste plus qu’une semaine et demie d’entrainement avant LA course. Je suis en partie anxieux mais également très très impatient, mais nous aurons l’occasion d’y revenir prochainement.

Pour terminer ce beau weekend ensoleillé, nous avons eu la « joie » de subir la grève d’Air France pour notre vol retour. Notre avion devait partir à 17h30 et nous sommes donc arrivés à l’aéroport pour 16h30, quand nous avons vu que le vol était simplement « retardé ». Après de nombreuses informations diverses, plus inquiétantes les unes que les autres, des agacements de certains passagers, des réflexions sur les éventuels plans B dont nous disposions, le commandant de bord est venu nous annoncé que notre vol partirait à 22h… Ce qui s’est effectivement passé. Nous avons donc atterri à Orly aux alentours de 23h10… Tout est bien qui fini bien !

Hurdle Runner.

#COMPTE-RENDU : PARIS, LE SEMI, UNE GROSSE AMBIANCE ET UN RECORD !

#COMPTE-RENDU : PARIS, LE SEMI, UNE GROSSE AMBIANCE ET UN RECORD !

« Le semi de Paris ? J’y retourne plus y a trop de monde ! »

« Les grosses courses comme ça, y a trop de monde pour espérer faire un bon temps ! »

Voici deux phrases que j’ai pu entendre durant les derniers mois. Deux phrases qui m’ont un peu fait peur. Jusqu’à me demander jusqu’à il y a quelques semaines si ça fallait vraiment le coup d’aller se « perdre » là bas. Finalement je n’ai écouté que mes envies, et notamment celle de ne pas faire systématiquement confiance aux ressentis des autres runners. J’ai donc décidé de courir se semi, mon premier à Paris, et je n’ai pas été déçu du tout, bien au contraire.

C’est vrai qu’il y a du monde à ce semi, beaucoup de monde même : pas moins de 47.000 coureurs inscrits (plus de 37.000 à l’arrivée). Mais le lieu et l’organisation très bien huilée font que toute cette foule n’est pas du tout gênante, ni sur le village aux abords des consignes, ni sur le parcours lui même. Certes quelques slalom sont nécessaires à certains moment pour doubler, mais dans quelle course est ce que ce n’est pas nécessaire ?

Bref, à mon tour de vous raconter MON semi de Paris 2016. 

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J’ai décidé de courir se semi il y a quelques mois, dans l’idée de me tester à un mois du marathon de Paris (3 avril 2016) afin de faire le point sur ma préparation. J’avais donc décidé de m’inscrire dans le SAS 1h40 (avec un record à 1h36:14) pour réaliser une course plus « tranquille ». L’entrée dans le SAS à 8h45 sous l’oeil de la légende Haile Gebreselassie fait monter un peu la pression, mais c’est à ce moment que je prend conscience qu’un semi est devenu quelque chose de « banal » pour moi, et ça me rassure.

Le départ de la course est donné à 9h15 pour moi, il fait beau mais pas très chaud, c’est parti pour 21,1km de plaisir dans les rues de Paris. J’avais prévu de partir sur les bases de 4’45/km et le contrat est rempli sur le premier kilomètre puisque je passe en 4’47. Plutôt satisfait du début de course, je vais vite sans trop forcer, ça me rassure encore. Un peut trop vite même puisque je passe en 22’10 au 5km (4’25/km de moyenne), mais je me sens bien alors pourquoi m’arrêter ?

L’ambiance tout au long du parcours, sur la place de la Bastille notamment, mais aussi à l’hôtel de ville, sont là pour nous pousser et nous motiver, et ça marche ! Passage pour moi en 43’56 au 10km (4’23/km de moyenne), un passage beaucoup plus rapide que pour mon semi à Lyon début octobre (46’00). La course se passe toujours très bien, jusqu’à cette grosse côte au 13ème kilomètre qui me casse complètement les jambes. Je limite la casse jusqu’au 15ème kilomètre (4’26/km de moyenne) mais je sens déjà que le reste de la course va être dur malgré le beau temps qui ne nous quitte plus. La course entre le 17ème et le 20ème kilomètre est réellement un calvaire pour moi (4’45-4’50/km) mais l’arche du 20ème me redonne la motivation de relancer jusqu’à la ligne d’arrivée.

Et je passe la ligne en 1h34:32, nouveau record ! Une réelle surprise pour moi compte tenu de mon entrainement orienté plutôt vers le marathon, mais tant mieux si je suis en forme, je ne vais pas me plaindre. Je récupère donc mon poncho, ma médaille, mon ravitaillement, je rejoins mon papa qui est venu m’encourager, puis Clément et Angèle, deux Lillois qui ont fait le déplacement pour l’occasion (bravo à Angèle au passage pour sa course et son temps).

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Bilan rapide de la course. D’un point de vue personnel je suis satisfait à 100% de ma performance qui me surprend, mais le boulot continue pour préparer le marathon de Paris dans un mois. D’ici la je serais aligné au 10km du Run In Marseille le 20 mars prochain, sans doute dans le but d’aller vite et de battre mon record.

Pour ce qui est du bilan du semi de Paris dans son ensemble, je me répète peut-être mais je ne trouve rien à redire à l’organisation. La dotation pour les coureurs est très chouette, le t-shirt de l’évènement plutôt sympa, la médaille clairement top, l’organisation sans faille et l’ambiance magique. Parfait !

La vidéo de la course vue de l’intérieur arrive très vite !

Hurdle Runner.