Ce weekend marquait la fin de mon premier cycle d’entrainement de ma saison, ponctué par mon premier gros objectif, le Marseille-Cassis. Une course à laquelle je me suis initialement inscrit pour accompagner mon père, et que j’ai pris de plus en plus au sérieux. Au départ, l’objectif était de terminer la course, puis petit à petit cela c’est précisé et mon objectif au départ dimanche matin était de relier l’arrivée en moins d’1h40. Retour sur ce weekend et cette course très particulière.

UN SAMEDI DÉCOUVERTE

Arrivés vendredi soir à l’aéroport de Marseille avec Manon,  mes parents nous y attendaient et nous avons rejoins le centre de Marseille en passant par le Vieux Port (de nuit s’il vous plait !), avant de nous rendre dans leur appartement où nous avons pu nous poser.

Alors que mon père et moi allions retirer nos dossards au Parc Chanot, Manon quant à elle est allé courir au bord de la plage pendant une petite heure. Tout le packetage récupéré et Manon retrouvés, nous sommes allés nous promener en mer vers le Château d’If où nous avons pu, mon père et moi, nous échauffer avant la montée de la Gineste du lendemain.  Petit tour aux Terrasses du Port et au restaurant pour finir la journée, puis retour à l’appartement pour une bonne nuit de sommeil…

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UN DIMANCHE UN PEU PLUS DYNAMIQUE

Après un réveil à 6h15, nous sommes partis (avec mon père), en direction du Stade Vélodrome, que nous avons traversé sur le bord de la pelouse, avant de rejoindre les camions-consigne et la ligne de départ … Avec 1h20 d’avance ! Après une longue attente et pas mal d’énervement du aux petits malins qui tentent toujours de se frayer un chemin jusqu’à la première ligne de coureur, le départ est donné à 9h30 précise. Il nous faudra 3 petites minutes pour passer la ligne de départ et nous élancer enfin. Nous nous séparons donc et on se retrouvera à Cassis.

Je ne savais pas du tout à quoi m’attendre quand au dénivelé des 10 premiers kilomètres et l’ascension de cette fameuse Gineste dont j’avais si souvent entendu parlé. Alors je me suis dis que pour faire 1h40 sur 20km, il fallait courir en 5’00/km… Donc je suis parti sur ces bases… peut-être  à tord. Le premier kilomètre a été pour moi une succession de zigzag entre les coureurs plus lents qui sont partis devant moi. Malgré tout je passe en 5’07 au premier kilomètre, pas si mal. Le parcours jusqu’au bas de la Gineste a été plutôt tranquille avec des allures entre 4’35 et 4’45. Et la montée a commencé. Et le moins que l’on puisse dire c’est que je ne m’attendais vraiment pas à tant de dénivelé… L’ascension fût dure et plusieurs fois j’ai hésité à marcher en me disant que j’étais peut-être parti un peu vite. Je me suis aussi dis que plus je ralentirai plus la difficulté serait prolongée, alors j’ai maintenu une allure avoisinant les 5’20. Arrivé en haut de la Gineste, non sans difficulté, j’ai été surpris de voir que la route redescendait tout de suite et très fort. Comme d’habitude dans les descentes, j’ai lâché le frein à main et j’ai déroulé après le passage au 10ème kilomètre en 48’ et quelques.

Pas grand chose à dire de plus sur la descente qui m’a amené jusqu’à Cassis où j’ai été surpris de l’engouement des spectateurs massés sur les bords de la route. Les derniers  kilomètres n’ont pas été très faciles à cause des nombreuses relances successives (notamment la fameuse côte des pompiers) à laquelle je ne m’attendais plus. L’arrivée sur le port de Cassis, les derniers hectomètres (ponctués par les encouragements de Manon et de ma mère) et le passage de la ligne ont été pour moi un pur moment de plaisir. J’en ai réellement pris plein les yeux durant tout le parcours et encore plus lors de cette arrivée. Finalement je passe la ligne après 1h30:49 de course, un temps vraiment inespéré pour moi mais que j’accepte avec grande joie. Quelques minutes plus tard, c’est mon père qui franchira la ligne en moins d’1h56 (avec un objectif de moins de 2h), ce qui nous permet de remplir tous les deux notre objectif final.

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ET MAINTENANT…

Et maintenant, REPOS !! Pour une semaine… En effet après de nombreuses semaines d’entrainement  non-stop (pas de coupure depuis le 11 juillet dernier), je m’octroie une petite semaine de « vacances » qui me fera certainement le plus grand bien. Ensuite je commencerais mon nouveau programme d’entrainement qui m’amènera vers mon prochain objectif majeur : le Marathon de Paris, mon premier sur la distance. D’autres courses sont prévues d’ici là (notamment le Semi de Paris et la Corrida de Noël), mais l’important pour moi sera d’être prêt le 3 avril au matin sur les Champs Elysées. La route sera longue, mais belle je l’espère !

J’en profite pour remercier tous ceux qui me laissent des petits mots sur ma page Facebook et qui m’encouragent à chacune de mes courses, ça fait vraiment chaud au cœur, vous êtes au top !

Hurdle Runner.