Ca y est, j’ai parcouru mon premier semi-marathon ce weekend, et le moins que l’on puisse dire c’est que j’ai pris mon pied !

UN DEBUT DE WEEKEND SPORTIF…

Le weekend à Lyon a commencé samedi par le retrait des dossards sous une pluie battante mais avec une organisation très très bien huilé, le retrait s’est fait très vite ! J’étais accompagné de mon papa qui courrait aussi son premier semi. Après avoir récupéré nos dossards, nos t-shirts et nos sacs cadeau, nous sommes allés nous vider la tête (parce que oui… On stressait !). Pour ça nous sommes allés à Gerland voir le match OL-Reims. Première satisfaction du weekend avec la victoire des Lyonnais et le but de Lacazette. Le weekend commence bien !

Après un repas à base de féculents et une petite bière pour le plaisir le soir, on rentre à l’hôtel et on regarde la défaite des rugbymens anglais face à l’Australie. On cherche à ce moment là à penser à autre chose… Parce que l’échéance arrive à grand pas !

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LE GRAND JOUR !

Dimanche matin, le réveil sonne à 6h30 et la pression commence encore à monter. Après un petit déjeuner rapide, direction la Place Bellecour pour déposer les sacs à la consigne puis le sas de départ (1h45 pour moi, 2h pour mon papa), c’est ici que nos chemins se séparent. Après quelques minutes d’attente dans mon sas aux cotés de coureurs qui semblent connaitre la distance et y être habitués, l’organisation ouvre les grilles pour nous laisser accéder à la ligne de départ. Les mouvements de foules me font avancer jusqu’à me retrouver quasiment aux avant postes, je suis juste sur la ligne de départ et je me doute alors que ca va partir vite. L’objectif fixé à 1h45’30 m’oblige à réaliser les kilomètres à une allure moyenne de 5’00. On verra ce que ca donne. A 8h47, le coup de pétard est donné et nous sommes lâchés sur les quais de la Saône.

Très vite je me retrouve dans les premiers de ma vague de départ, ce qui me permet de ne pas du tout subir les allures mais de me caler sur mon propre ressenti. Je décide de ne pas regarder la montre pour ne pas en être dépendant sur le début de course. Mais elle vibre après 4’35… Déjà un kilomètre, trop rapide mais c’est pas grave, je me sens bien et je continue comme ca pour le moment. 2ème kilomètre en 4’32, 3ème en 4’27… Je commence un peu à me demander jusqu’où je vais tenir mais pour le moment tout va bien, alors je cours… Juste avant le 4ème kilomètre je m’offre le luxe de venir « checker » ma mère qui m’encourage le long de la route, je passe au ravitaillement du 4ème ou je prend juste de l’eau et un carré de sucre, et je poursuis mon chemin vers le restaurant de Paul Bocuse au 10ème kilomètre.

Au passage du 10ème kilomètre (en 46’01 au lieu de 50′) je suis encore bien et j’ai déjà rattrapé pas mal de concurrents de la vague précédente, le trafic commence à être plus dense. Je prend des abricots secs et une barre de céréales au ravitaillement du 11ème kilomètre, je passe par dessus la Saône et j’entame le chemin inverse vers le sud. Tout va encore très bien et l’allure est toujours « aussi rapide », alors je continue, encore et toujours !

Les kilomètres suivants (entre le 12 et le 17) se ressemblent, l’allure reste la même. J’essaye de repérer ma mère sur le bord de la route mais je ne la vois pas, il y a trop de monde, tant pis, on se retrouvera après la ligne. Le dernier ravitaillement se passe bien, juste avant le passage dans le tunnel pour plus de 1.5km… au chaud ! A la sortie du tunnel il reste moins de 4km mais le froid (et surtout la différence de température) est saisissant. C’est à partir de là, entre le 17ème et le 18ème, que les jambes et le souffle ont commencé à être plus durs. Je m’accroche comme je peux mais tous les coureurs autour de moi accélèrent aussi, alors j’accélère ! Je ne regarde plus la montre, toute façon ça ne changera rien, il faut finir. Je passe la bannière du dernier kilomètre et je me dis que la il faut tout lâcher, mais 1km c’est long. Alors j’attend de passer devant la Fnac pour tout envoyer (j’y suis passé la veille donc je sais qu’elle est à environ 500-600m de l’arrivée). Je passe devant ma maman qui a décidé de changer d’emplacement pour nous encourager et je passe juste après devant la Fnac, je lache tout, j’écoute les encouragements des (très) nombreux supporters, je fais le tour de la place Bellecour, j’accélère, je passe la ligne et j’arrête mon chrono… C’est fini… En 1h36’14 !! Quoi ?? Je n’en reviens pas ! Je regarde ma montre qui m’indique bien 21km et 1h36’14… Whaoouu ! Je serais pas venu pour rien !! Je récupère ma médaille de finisher, je passe au ravitaillement et je rejoins ma mère pour voir passer mon père qui veut finir sous les 2h. En le voyant passer je me risque à pronostiquer un chrono qui frisera son objectif sans savoir s’il sera au dessus ou en dessous, mais le principal est qu’il termine, dans un état très correct, et dans un temps plutôt satisfaisant. Et le verdict tombe : 1h59’13, le contrat est rempli pour lui aussi, tant mieux ! Je suis content pour lui et surtout fier de le voir courir ainsi, c’est de bonne augure avant SON objectif, le Marseille-Cassis du 25 octobre.

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Après une douche bien mérité, nous terminons notre weekend lyonnais en nous promenant dans la ville, sous un magnifique soleil. Il n’y a que du positif à retenir de ce weekend. Pour ma part, je suis archi satisfait de ce premier semi, le prochain aura normalement lieu à Paris en 2016… en tout cas c’est ce qui est prévu. L’objectif n’est donc pour le moment pas fixé, puisque pour le moment la tête est déjà tourné vers Marseille-Cassis, qui clôturera mon premier cycle d’entrainement.. si Air France me laisse prendre mon avion le 23 octobre !!!

Hurdle Runner.